Le député Jean Lassalle en gilet jaune provoque une brève suspension de séance à l'Assemblée nationale

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Le député a marqué mercredi son soutien au mouvement des "gilets jaunes".
Le député a marqué mercredi son soutien au mouvement des "gilets jaunes". © Handout / Assemblée Nationale / AFP
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Jean Lassalle a arboré mercredi un gilet jaune  lors des questions au gouvernement, provoquant une suspension de séance. 
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Le député non-inscrit Jean Lassalle a provoqué mercredi une brève suspension de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, en arborant un gilet jaune, alors que le président de l'Assemblée Richard Ferrand lui avait intimé de le "retirer".

"Retirez ce gilet !". "Retirez ce gilet !", a lancé Richard Ferrand (LREM) à plusieurs reprises au député, imperturbable. Les huissiers, qui s'étaient approchés de l'élu des Pyrénées-Atlantiques en haut des travées, n'ont pas obtenu immédiatement qu'il retire le gilet, symbole de la mobilisation contre la hausse des taxes sur les carburants, et la séance a été brièvement suspendue, fait rare lors des "QAG".

Richard Ferrand avait prévenu Jean Lassalle : "Je vous rappelle au règlement... Monsieur Lassalle, veuillez immédiatement retirer ce gilet... parfait Monsieur Lassalle, ce rappel au règlement sera évidemment inscrit au procès-verbal et vous en subirez les conséquences", en l'occurrence une sanction financière.

La réponse de Castaner. À la reprise, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a repris la parole : "Jean Lassalle sait par expérience que si le ridicule ne tue pas, je pense aux deux personnes qui sont mortes depuis samedi, je pense aux 584 blessés, je pense aux 110 policiers et gendarmes qui pour garantir la protection du droit fondamental de manifester se sont retrouvés blessés", a-t-il déclaré, applaudi debout par les parlementaires de la majorité. Pour sa part, Jean Lassalle, qui s'est débarrassé de son gilet jaune lors de la suspension de séance, s'est levé pour protester vivement. 

Les élus RN et Insoumis ont peu après quitté l'hémicycle, Marine Le Pen s'insurgeant dans les couloirs de l'Assemblée des propos "indignes" du ministre et de son "cynisme" vis-à-vis du mouvement des "gilets jaunes". "Castaner a été nommé garde du corps du président de la République. Il a remplacé Benalla", a-t-elle asséné. Christophe "Castaner est dans la provocation depuis trois jours, c'est lui qui fait monter l'ambiance", a ajouté le député insoumis Éric Coquerel.