Le bilan européen du RN est une "catastrophe pour le pays et pour l'Europe" attaque Macron

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Emmanuel Macron était en déplacement à Biarritz vendredi pour préparer le sommet du G7.
Emmanuel Macron était en déplacement à Biarritz vendredi pour préparer le sommet du G7. © IROZ GAIZKA / POOL / AFP
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En marge d'un déplacement à Biarritz, le chef de l'Etat, moins de dix jours avant le scrutin des européennes, a épinglé le bilan du parti de Marine Le Pen, sorti vainqueur du précédent scrutin en 2014.

Le président Emmanuel Macron a de nouveau pilonné vendredi le bilan politique du Rassemblement national en Europe, estimant que "sur tout un tas de sujets, leur bilan est une catastrophe pour le pays et pour l'Europe". "Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que c'est pas grave si le Rassemblement national est encore une fois le grand gagnant de ces élections" européennes, a affirmé le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques.

"Il y a cinq ans il a été le grand gagnant, il ne faut pas l'oublier, et nous n'avons pas offert au reste de l'Europe le plus beau des visages", a poursuivi Emmanuel Macron. "Ils sont là, ce sont les sortants. Qu'on fait les sortants ? Ils ont voté contre tous les projets que la France a défendus en Europe y compris pour nous protéger", a-t-il dit, évoquant notamment la question du terrorisme.

Emmanuel Macron appelle les électeurs a regarder le bilan européen du RN

"Sur tout un tas de sujets, leur bilan est une catastrophe pour le pays et pour l'Europe", a insisté le chef de l'Etat, alors que le RN et LREM sont au coude-à-coude dans les sondages pour le scrutin du 26 mai. Donc, "c'est mon devoir de là où je suis, simplement d'appeler nos concitoyens à regarder le sujet tel qu'il est, à regarder ce qu'a fait ce mouvement politique en Europe. On a plus parlé de lui pour des affaires d'assistants que pour des réussites politiques", a encore dit Emmanuel Macron.

Pour le chef de l'Etat, qui était à Biarritz pour préparer le sommet du G7 qui se tiendra au mois d'août, "il n'y a pas de fatalité" à la montée des extrêmes en Europe et l'Histoire jugera ceux qui "ont été faibles" avec la montée des nationalismes.