La marche contre l'islamophobie est "insupportable", selon Gabriel Attal

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Gabriel Attal est l'invité du Grand Rendez-vous de ce dimanche. © Europe 1
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Invité du Grand rendez-vous dimanche, Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, s'est exprimé sur la marche qui aura lieu ce même jour à Paris pour dénoncer l'"islamophobie". Il pointe notamment la présence de personnes qui "incarnent le communautarisme islamiste" dans cette marche qu'il juge "insupportable". 
INTERVIEW

Lors du Grand Rendez-vous, Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a réagi à la manifestation contre l'islamophobie, prévue à Paris, dimanche, en la qualifiant d'"insupportable". 

"Vous avez dans cette manifestation, des personnes qui incarnent le communautarisme islamiste", affirme-t-il. Gabriel Attal a précisé ses propos en définissant ces individus comme « des personnes qui ont le sentiment qu'elles vivront mieux entre eux que dans la République. »

Opposé à la marche contre l’islamophobie, il a assuré que dans son appel à manifester, figurait "une critique des lois fondatrices de la République", notamment de "la loi de 2004 sur l'interdiction du voile en milieu scolaire". 

"Tout le monde a sa place dans la République"

Si le secrétaire d’État admet qu’il existe un "malaise" car des "musulmans se sentent discriminés", il se veut rassembleur. "Tout le monde a sa place dans la République, quel que soit sa religion, à partir du moment où elle n'empiète pas sur les lois de la République", prévient-il.

Listes municipales communautaristes : des mesures bientôt annoncées 

Convaincu de lutter efficacement contre ce repli sur soi, Gabriel Attal a aussi passé en revue des mesures prises par le gouvernement envers les plus précaires, en citant le "doublement des fonds de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)", "la lutte contre l'habitat indigne" ou encore "l'emploi dans les quartiers notamment pour les jeunes".

Face aux journalistes, il s’est montré plus vague sur la crainte de listes communautaristes aux municipales. Assurant que le "risque existe", il a simplement affirmé que des "mesures vont être présentées par le gouvernement".

Europe 1
Par Michaël Darmon