"Gilets jaunes" : Wauquiez appelle à "rétablir l'ordre" et à "rendre la parole aux Français"

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"Il faut trancher cette question une bonne fois pour toutes par le vote des Français", a demandé le président de LR dimanche. © Philippe LOPEZ / AFP
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Depuis le Puy-en-Velay, où la préfecture a été incendiée samedi, Laurent Wauquiez a de nouveau plaidé pour un référendum pour mettre fin à la mobilisation des "gilets jaunes".

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a pressé dimanche l'exécutif de "rétablir de l'ordre" après les violences lors des manifestations des "gilets jaunes", réitérant son appel à un référendum afin de "rendre la parole aux Français".

"On n'avait jamais connu ça". "On est un département calme. L'incendie de la préfecture et les scènes d'affrontement, on n'avait jamais connu ça. C'est pas la Haute-Loire", a déclaré Laurent Wauquiez sur TF1, en duplex depuis le Puy-en-Velay où la préfecture a été incendiée samedi. "Mais ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que mon département, à l'image de bien d'autres départements en France, a été touché de plein fouet par l'augmentation des impôts et des taxes. (...) Il y a de la colère, de la tristesse en Haute-Loire, mais aussi le sentiment que cette France-là, le président de la République ne la comprend pas", a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"Cette violence n'est pas acceptable. Il n'y a rien qui la justifie". Et "si on veut éviter l'engrenage de la violence, si on veut y répondre, il faut rétablir l'ordre" mais aussi "répondre à la crise des impôts et des taxes", a-t-il prôné. 

"Le geste d'apaisement, c'est de rendre la parole aux Français"."Le geste d'apaisement, c'est de rendre la parole aux Français, de faire en sorte que les Français qui ont soutenu le mouvement des 'gilets jaunes' puissent enfin s'exprimer et trancher par leur vote ce qu'ils pensent de ces mesures. Le référendum, c'est fait pour ça, et ça permettrait d'arrêter cet engrenage de colère et de violence", selon Laurent Wauquiez. "Si on fait juste un moratoire, si on arrête juste les taxes quelques mois, ça ne répondra pas. Il faut trancher cette question une bonne fois pour toutes par le vote des Français", a-t-il conclu.