"Gilets jaunes" : les menaces et dégradations visant des élus sont "gravissimes", selon Édouard Philippe

, modifié à
  • A
  • A
Lors des questions au gouvernement, mardi, Édouard Philippe a réagi aux dégradations de biens visant les députés de la majorité.
Lors des questions au gouvernement, mardi, Édouard Philippe a réagi aux dégradations de biens visant les députés de la majorité. © Thomas SAMSON / AFP
Partagez sur :
Pour le Premier ministre, interrogé mardi par une députée LREM visée par des dégradations devant son domicile, il ne faut pas s'habituer à ce "travers inquiétant".

Les menaces et dégradations visant des élus, notamment des parlementaires LREM, en marge du mouvement des "gilets jaunes" sont "gravissimes", a dénoncé mardi le Premier ministre Édouard Philippe, appelant à ne jamais s'habituer à ce "travers inquiétant" du débat public.

Voitures incendiées, permanence dégradée… "On peut toujours dans le feu de l'action, faire comme si ça n'était pas grave, la vérité c'est que c'est gravissime", a-t-il lancé lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, en réponse à la députée LREM Jacqueline Dubois, dont deux voitures ont été incendiées devant son domicile le week-end dernier. D'autres parlementaires ou personnalités politiques de la majorité ont été la cible de dégradations, comme la permanence de la députée Claire O'Petit ou la maison de vacances de François de Rugy.

Pas de "démocratie sous protection". "Nous ne pouvons pas envisager la démocratie sous protection, nous ne pouvons pas envisager que des parlementaires soient menacés pour ce qu'ils pensent et ce qu'ils disent", a insisté Édouard Philippe. "C'est un travers inquiétant, comme a été inquiétant le déchaînement de violence auquel nous avons assisté dans les semaines qui viennent de s'écouler", a-t-il encore affirmé. Si le Premier ministre a reconnu que ce n'était pas la première fois dans l'histoire politique française que des menaces ou des actes malveillants visaient des élus, "je ne voudrais pas que nous nous habituions", a-t-il averti.