Gabriel Attal "souhaite" que le référendum sur le climat ait lieu

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© Ludovic MARIN / AFP
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Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a affirmé ce dimanche qu'il "souhaitait" que le référendum sur le climat ait lieu. Il accuse le Sénat de vouloir "empêcher la tenue d'un référendum" en ne votant pas la proposition de loi visant à inscrire la protection du climat dans la Constitution.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a "souhaité" ce dimanche que le référendum sur le climat ait lieu, accusant le Sénat de "torpiller" le projet de loi visant à inscrire la protection du climat dans la Constitution pour en "empêcher sa tenue". 

"Evidemment qu'on souhaite que le référendum ait lieu. C’est l'engagement du président de la République", a déclaré sur France 3 le représentant du gouvernement. "Mais aujourd’hui la balle est dans le camp du Sénat. [...] Il y a aujourd’hui une volonté, visiblement des sénateurs, de torpiller la proposition" de la Convention citoyenne sur le climat (CCC), a estimé Gabriel Attal.

Empêcher la tenue d’un référendum ?

Le projet de loi inspiré par la CCC grave à l'article 1er de la Constitution que la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et la lutte contre le dérèglement climatique". Or la majorité du Sénat, de droite, rejette le terme "garantit", qui donnerait selon elle à la préservation de l'environnement une forme de priorité sur les autres principes constitutionnels.

"Si les sénateurs ne votent pas cette proposition" inspirée de la CCC, "ça veut dire qu'ils empêchent la tenue d’un référendum", selon le porte-parole du gouvernement. La révision constitutionnelle n'est possible que si le texte est adopté en termes identiques par l'Assemblée et par le Sénat. La révision peut ensuite, au choix du président, être soit soumise à référendum, soit au Parlement réuni en Congrès.

La modification de l'article "n'est en rien enterrée", selon l'Elysée

Les sénateurs "ont adopté en commission un texte qui n’est pas celui que les citoyens avaient proposé". "Nous, on souhaite que ce référendum ait lieu, on ne l'enterre pas du tout. Le Sénat cherche probablement à l’enterrer. Il peut encore se raviser puisque le texte va être discuté en séance publique dans les prochains jours", a développé Gabriel Attal.

Le JDD affirme qu'Emmanuel Macron a renoncé au scrutin, déclenchant les foudres des écologistes qui manifestent ce dimanche dans des marches pour le climat. La modification de l'article 1er de la Constitution "n'est en rien enterrée", a assuré l'Elysée ce dimanche, sans évoquer le référendum par lequel le président souhaitait valider ce changement de la Loi fondamentale.