Ian Brossat était l'invité du "Grand Rendez-vous", dimanche. 1:20
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Invité du "Grand Rendez-vous", dimanche matin sur Europe 1, la tête de liste du PCF aux élections européennes a expliqué que son parti n'avait pas choisi de faire cavalier seul à gauche. Tout en cultivant sa différence.
INTERVIEW

"Le parti communiste n'a pas décidé de partir seul à la bataille", martèle Ian Brossat. Alors que le PCF, qu'il représente aux élections européennes, est pour l'instant crédité de 3% des intentions de vote dans les sondages, le candidat s'est défendu d'avoir refusé toute alliance, dimanche dans le Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos

 

 

"Nous avions raison avant les autres"

"J'ai commencé par tendre la main jusqu'à en attraper des crampes à Jean-Luc Mélenchon et à Benoit Hamon, en leur disant : 'faisons chemin ensemble'", assure Ian Brossat. "C'est eux qui ont décidé", ajoute-t-il. L'adjoint d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris ne nie cependant pas certaines différences entre son parti et les autres formations de gauche. 

"S'il y a bien un sujet sur lequel le Parti communiste a défendu les mêmes positions, depuis maintenant des dizaines d'années, c'est bien l'Europe", explique le candidat. "Le Parti communiste est le seul parti de gauche qui n'a voté aucun de ces traités européens ultra-libéraux, ni le traité de Maastricht en 1992 ni le traité constitutionnel en 2005. (...) Nous avons toujours dit que dans ces traités il y avait un ADN libéral. (...) Nous avions raison avant les autres", poursuit-il, taclant notamment Jean-Luc Mélenchon, "qui a voté le traité de Maastricht" : "dans une période où on voit des gens qui changent d'avis comme de chemise, c'est pas mal de pouvoir s'appuyer sur des gens qui sont cohérents."

Des députés PCF ? "J'en suis convaincu"

Cette dispersion ne fait-elle pas peser le risque que le PCF ne soit représenté par aucun député européen ? "Il y en aura, j'en suis convaincu", balaye Ian Brossat, assurant que son parti sera "la surprise de ces élections". "Nous avons mené cette bataille européenne dans la constance depuis des dizaines d'années", répète-t-il.