Européennes : Benoît Hamon appelle sur France 2 au respect des "règles du pluralisme"

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Benoît Hamon a sévèrement fustigé un "lourd contentieux" avec la présidente de France Télévisions et l'absence d'invitation à participer au débat.
Benoît Hamon a sévèrement fustigé un "lourd contentieux" avec la présidente de France Télévisions et l'absence d'invitation à participer au débat. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Le candidat du mouvement Générations, Benoît Hamon, a dénoncé jeudi "un rétrécissement du débat public" après que France 2 ne l'ait pas invité au débat pour les élections européennes qui opposera neuf candidats le 4 avril.

Le candidat de Générations Benoît Hamon, qui n'est pas invité au débat de France 2 sur les élections européennes du 4 avril, a profité jeudi de son passage sur la chaîne pour exposer son "lourd contentieux" avec la présidente de France Télévisions et appeler au respect des "règles du pluralisme".

Hamon dénonce un "rétrécissement du débat public"

"Nous avons un lourd contentieux, moi et la présidente de France Télévisions", a attaqué d'entrée lors de l'émission Les 4 vérités Benoît Hamon, qui a saisi la justice administrative mercredi pour contraindre France 2 à l'inviter. "Je le dis sur cette antenne parce que c'est difficile d'avoir votre présidente (Delphine Ernotte, NDLR) au téléphone", a poursuivi l'ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2017. "Il y a quelque chose qui relève finalement du non-respect de la qualité de la vie démocratique et d'un rétrécissement du débat public. C'est un problème, je préfère vous le dire en face".

"Il faut respecter les règles du pluralisme et il faut respecter la qualité du débat et je pense que le service public a des responsabilités plus grandes que le secteur privé", a-t-il aussi fait valoir, en relevant : "vos concurrents de BFM et du groupe TF1 m'invitent".

France 2 a annoncé le 18 mars que neuf candidats seraient invités à son débat du 4 avril : Manon Aubry (LFI), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Raphaël Glucksmann (liste commune Place publique-PS), Yannick Jadot (EELV) et Nathalie Loiseau (LREM), ainsi que Ian Brossat (PCF) et Jean-Christophe Lagarde (UDI), repêchés après avoir été écartés.

Une question de représentativité d'opinions

Dans un courrier adressé aux militants de Générations qui l'ont interpellée, et publié par le parti sur Twitter mercredi, la chaîne avait répondu avoir tenu compte de la représentation des différents partis au Parlement européen et au Parlement français, des intentions de vote et de "l'exigence de pluralisme dans l'exposition des courants de pensée politique". "En effet, le courant de pensée PS incarné par Benoît Hamon à la présidentielle en 2017 est représenté par la liste commune PP-PS", argue l'auteur du courrier.

"Je veux informer France Télévisions que j'ai quitté le Parti socialiste, notamment parce que ses dirigeants après les primaires ont préféré voter pour Emmanuel Macron que pour moi qui étais leur candidat", a répliqué Benoît Hamon. Il a aussi relevé être "en intentions de vote devant plusieurs des invités" et avoir "une délégation du mouvement Générations au Parlement européen", contrairement à "M. Dupont-Aignan, à M. Glucksmann, à M. Lagarde".