Dupont-Aignan veut envoyer les élèves de l'Ecole de la magistrature "passer deux mois dans un HLM"

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Nicolas Dupont-Aignan était vendredi l'invité politique de la matinale d'Europe 1. 1:10
Nicolas Dupont-Aignan était vendredi l'invité politique de la matinale d'Europe 1. © EUROPE 1
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Le fondateur de Debout la France et candidat à la présidentielle de 2022, Nicolas Dupont-Aignan, était vendredi l'invité politique de la matinale d'Europe 1. Réagissant au meurtre d'un policier mercredi à Avignon, il a estimé que certains des magistrats qui prononcent les peines ne mesurent pas assez les phénomènes de délinquance dans les quartiers sensibles.
INTERVIEW

Alors que l’émotion ne retombe pas après la mort du policier Eric Masson, abattu mercredi soir sur un point de deal à Avignon, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a appelé vendredi matin, au micro d'Europe 1, à un réarmement législatif. Partisan des peines planchers, celui qui est candidat à la présidentielle de 2022 a voulu dénoncer une rupture entre certains magistrats et la réalité du terrain. "Je propose une mesure surprenante mais toute simple, qu'à l'École de la magistrature tous les étudiants passent deux mois dans un HLM d'une cité de France", a-t-il déclaré. Car selon lui, une partie des membres du corps judiciaires est "complétement hors sol".

"Il y a une minorité de magistrats qui n'a pas compris ce qui se passe", estime l'ancien maire d'Yerres. "On est dans un pays où des agresseurs de policiers s'en sortent avec du sursis, ce qui n'existe dans aucun autre pays au monde", fustige encore Nicolas Dupont-Aignan.

Un système pénal "paralysé" par sa complexité

"La chaîne pénale ne fonctionne plus en France", déplore l'ancien allié de Marine Le Pen. "La condamnation est lente, non proportionnée et aléatoire", résume-t-il, tout en pointant "une règle juridique qui, poussée à son extrême de complexité et d'impossibilité d'application, paralyse tout un système". Et de rappeler : "Je demande depuis des années des peines planchers pour les récidivistes et les agresseurs des forces de l'ordre."

"Le Conseil constitutionnel permet de mettre en place ces peines planchers, il demande en revanche que le magistrat ait une liberté individuelle ultime. On peut encadrer tout ça, mais si vraiment le Conseil constitutionnel bloque, les Français arbitreront par référendum", conclut Nicolas Dupont-Aignan.

 

Europe 1
Par Romain David