Deux textes. Ce lundi, François Bayrou a confirmé sa volonté de scinder en deux le projet de loi sur la fin de vie. Un texte doit légiférer sur les soins palliatifs, l'autre sur l'aide à mourir. Une décision qui a reçu un accueil mitigé, puisque 200 députés socialistes et macronistes lui ont demandé de renoncer, en vain.
"Dissocier des sujets fondamentalement très différents"
Mais pour Erwan Le Morhedec, le Premier ministre a pris "une décision logique". Invité d'Europe 1 Matin week-end, l'avocat à la Cour et bénévole en soins palliatifs étaye sa pensée et explique qu'il s'agit d'un choix "qui vient remédier à quelque chose qui n'aurait pas dû se produire, c'est-à-dire l'examen des deux sujets dans un seul et même projet".
Pointant la pauvreté du texte unique concernant les dispositions sur les soins palliatifs, Erwan Le Morhedec avance que ces dernières n'étaient là "que pour faire passer la pillule de l'euthanasie". "Donc dissocier ces sujets qui sont fondamentalement très différents [...] et ne pas se servir de l'un qui est consensuel pour faire passer l'autre qui est polémique, ça me semble assez bienvenu."