"Vous êtes des fascistes [...] Ce n'est pas ça du journalisme." Voici, entre autre, ce qu'a dit le député Arthur Delaporte, à la journaliste de Frontières, Louise Morice, lorsqu'elle a été prise à partie par plusieurs députés en couvrant une manifestation dans les jardins de l'Assemblée nationale.
"Dès que vous êtes journaliste de droite, il y a une suspicion. Vous n'êtes pas journaliste, vous êtes un militant", analyse dans "On marche sur la tête", Erik Tegnér, le directeur de la rédaction de Frontières.
Une nuance qui est loin d'être un détail, rappelle celui qui est également le fondateur du média. "On a eu un rapport de la fondation Jean-Jaurès il y a deux semaines qui appelle à l'interdiction du média. Ce n'est quand même pas rien. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si demain, on sort des infos, si on n'est plus reconnu comme journaliste, effectivement, on va nous arrêter. Parce qu'on va avoir des perquisitions. On a le secret des sources qui nous protège, mais c'est ça qu'ils veulent flinguer."