Covid : "Pourquoi la France est-elle dans les premiers pays en mortalité par million d’habitants ?", pointe Retailleau

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Pour Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat interrogé jeudi matin sur Europe 1, la France accuse un bilan plus lourd, tant humainement qu'économiquement, que bien des pays également frappés par l'épidémie de Covid-19.
INTERVIEW

L’Assemblée et le Sénat ont ouvert des commissions d’enquête parlementaires pour évaluer la gestion de la crise déclenchée par le nouveau coronavirus. La justice vient également d’ouvrir une enquête préliminaire sur ce dossier, tandis que l’Elysée a fait part, non sans polémique, de son souhait de créer une commission indépendante, également pour se pencher sur cette question. Bref, un mois après le début du déconfinement l'heure est au bilan. "Une commission d’enquête est nécessaire pour tirer les leçons et que l’on soit plus fort", a fait valoir jeudi sur Europe 1 Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat.

Bruno Retailleau tient ainsi à rappeler l’intérêt suscité par les travaux qu'a pu conduire le palais du Luxembourg dans le cadre de l’affaire Benalla. Pour lui, il est légitime que les parlementaires se penchent également sur l'épisode inédit que vient de traverser la France. "Il faudra que les commissions parlementaires éclaircissent un point important : pourquoi la France est-elle dans les premiers pays en mortalité par million d’habitants ?", interroge l'élu.

"La France sous cloche"

"Deuxième constat : pourquoi allons-nous avoir la récession la plus forte du monde ? C’est l’OCDE qui le dit", relève encore le sénateur de Vendée, qui dénonce une politique attentiste, selon lui, face à l’épidémie. "Nous avons eu une politique qui consistait à mettre la France sous cloche", raille-t-il.

"Il ne fallait pas se contenter de confiner, il fallait briser les reins de l’épidémie, casser les chaînes de transmission", poursuit Bruno Retailleau. "Pour cela, il fallait tester beaucoup plus massivement, tracer et isoler. Il y avait de milliers d’hôtels vides", argue cet ancien proche de François Fillon, qui estime encore que le déconfinement ne se fait pas assez rapidement.

Europe 1
Par Romain David