Emmanuel Macron "n'ira pas" à l'Assemblée de Corse où l'invitent les nationalistes

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Gilles Simeoni a "invité" le président de la République à venir "échanger" jeudi matin dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse avec les élus de l'île.
Gilles Simeoni a "invité" le président de la République à venir "échanger" jeudi matin dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse avec les élus de l'île. © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
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Les dirigeants nationalistes de Corse ont "invité" le président de la République à venir "échanger" jeudi matin dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse avec les élus de l'île. Mercredi ce dernier a répondu qu'il "n'irait pas". 

Les dirigeants nationalistes de Corse, qui avaient annoncé leur intention de boycotter la dernière étape du grand débat avec Emmanuel Macron jeudi en Corse, ont "invité" le président de la République à venir "échanger" jeudi matin dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse avec les élus de l'île. Une invitation déclinée par le chef de l'Etat.

Cet échange avec les élus, "selon des modalités dont nous pourrions convenir ensemble", aurait lieu le cas échéant avant la rencontre prévue pour le grand débat national à Cozzano entre Emmanuel Macron et des maires, avait précisé devant la presse le président du Conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, lisant une déclaration en son nom et en celui du président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni.

"Nous avons nous aussi la volonté inébranlable d'engager ce 'dialogue pour l'Histoire'"

Dans son interview publiée mardi dans Corse-Matin, Emmanuel Macron "a appelé de ses voeux l'ouverture d'un 'dialogue pour l'Histoire' et s'est dit 'disponible et volontaire' pour engager celui-ci", avait déclaré Gilles Simeoni. "En réponse à cette déclaration, nous tenons à réaffirmer, publiquement et solennellement, que nous avons nous aussi la volonté inébranlable d'engager ce 'dialogue pour l'Histoire'". Dans ce cadre, il a appelé à aller au-delà du grand débat national, notamment "parce que le dialogue entre la Corse et l'Etat doit s'inscrire dans un processus qui a vocation à se poursuivre indépendamment du grand débat". 

"Nous invitons donc le président de la République à venir échanger (...) le jeudi 4 avril au matin avec la représentation élue de la Corse, dans la diversité de ses expressions", avait-il poursuivi : "Cet échange (...) aurait lieu au sein de l'institution qui est historiquement celle qui symbolise l'histoire contemporaine de la Corse, et dans l'hémicycle qui est le coeur battant de la démocratie insulaire, le lieu où, depuis 1982, date de création de l'institution, les présidents de la République ont tenu à s'exprimer pour acter ou présenter leurs décisions importantes". "Par ce geste, nous exprimerions ensemble notre volonté commune d'initier le 'dialogue pour l'Histoire' que nous appelons tous de nos voeux", a-t-il conclu.

L'Elysée annonce que Macron "n'ira pas" à l'Assemblée

Mais dans la foulée, l'Elysée a annoncé que le président de la République refusait cette invitation. "Le président de la République est tout à fait disponible pour un échange avec Messieurs Simeoni et Talamoni à Cozzano ou à Paris dès qu'ils le souhaiteront", a ajouté l'Elysée.