Coronavirus : trafic SNCF, mesures... Djebbari détaille sur Europe 1 ce qui change pour les transports

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Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, s'est exprimé sur la crise du coronavirus, mercredi après-midi. 4:42
Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, s'est exprimé sur la crise du coronavirus, mercredi après-midi. © Europe 1
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Invité d'Europe 1 dans le Grand journal du soir, mercredi, le secrétaire d'État Jean-Baptiste Djebbari a fait un point sur l'ensemble de l'offre de transports à l'heure du confinement face au coronavirus.
INTERVIEW

En temps de confinement, les moyens de transports sont évidemment touchés par les mesures drastiques pour limiter la propagation du coronavirus. Sur Europe 1, dans le Grand journal du soir, mercredi, le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a fait un point sur la réduction progressive du trafic à la RATP et à la SNCF, ainsi que dans le secteur aérien.

Progressivement moins de trains à la RATP et à la SNCF

"Aujourd'hui, à la RATP et à la SNCF, nous avions environ 50% du trafic", indique Jean-Baptiste Djebbari. "Ce trafic est progressivement amené à 30% à la fin de semaine, ce sera encore moins sur les longues distances". La fréquence des TGV et des Intercités sera donc réduite. En revanche, "on aura essentiellement une offre autour des trains du quotidien, les RER, les TER, autour de 40-45%, mais aussi des bus". Pour l'instant, il n'est pas question de réquisitionner du personnel, selon lui.

"Nous ne voulons pas sous-dimensionner l'offre, nous y allons de façon très progressive", poursuit le secrétaire d'Etat aux Transports. Il y aura donc "30% de l'offre pour la SNCF demain (jeudi), 50% pour la RATP. La semaine prochaine, nous devrions avoir à compter de lundi cette offre de 30%. La demande à la RATP a baissé de l'ordre de 90% en quelques jours", illustre le membre du gouvernement.

Un trafic aérien très réduit

Côté aérien, "nous avons encore un avion sur deux sur le long courrier et un sur trois sur le moyen courrier", explique Jean-Baptiste Djebbari. "Nous pensons à compter de la semaine prochaine garder environ 15 à 20% des vols essentiellement pour des vols de rapatriement et des vols outre-mer, de continuité territoriale. Nous allons assurer avec 20% du trafic l'ensemble de ces vols."

" On va suspendre la vente à bord des bus "

Pour les transports en commun, de nouvelles mesures vont entrer en vigueur pour la sécurité sanitaire des agents et des usagers. "Nous prenons un décret demain", annonce le secrétaire d'Etat. "On va suspendre la vente à bord des bus, quand vous entrez dans un bus, vous passerez par la porte de derrière, la porte de devant sera condamnée et il y aura une rangée vide entre le chauffeur du bus et les usagers. C'est comme ça que nous voulons sécuriser l'emploi des transports publics." Les opérateurs de transports publics (cars, bus) devront par ailleurs désinfecter leurs équipements, avec des sanctions pouvant aller jusqu'au "retrait de l'agrément".

Des mesures pour les routiers en colère

Enfin, s'ils sont essentiels au fonctionnement de l'économie en temps de crise sanitaire, les routiers sont en colère parce qu'ils ont beaucoup moins accès qu'avant à des équipements comme les toilettes, les douches ou les restaurants. "J'ai demandé aux sociétés qui gèrent les autoroutes de rouvrir les sanitaires et les douches dans les aires d'autoroutes et les relais routiers. Tout ça va mettre quelques heures, mais cela va être fait", souligne Jean-Baptiste Djebbari. "Nous allons travailler pour mettre en place des voies rapides aux frontières" pour les transporteurs de produits alimentaires essentiels, conclut-il.