Constitution : l'Assemblée inscrit la "protection" des données personnelles

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Des amendements de députés PS ou MoDem qui entendaient aller plus loin n'ont pas été adoptés. Image d'illustration.
Des amendements de députés PS ou MoDem qui entendaient aller plus loin n'ont pas été adoptés. Image d'illustration. © PHILIPPE LOPEZ / AFP
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Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont inscrit dans la Constitution la protection des données personnelles. 

L'Assemblée nationale a voté dans la nuit de mercredi à jeudi l'inscription de la "protection" des données personnelles dans la Constitution, à défaut d'une "Charte du numérique". 

Lutter contre "l'utilisation déraisonnée" des données. La loi fixera les règles concernant la protection des données à caractère personnel, prévoit cet amendement des rapporteurs et du groupe LREM au projet de révision constitutionnelle. Porte-parole des "marcheurs", Sacha Houlié a défendu cette inscription à l'article 34 de la Loi fondamentale au nom de "la lutte contre l'utilisation extensive ou deraisonnée" de ces données par certaines entreprises, question dont les parlementaires vont pouvoir se saisir. 

Des amendements de députés PS ou MoDem entendaient aller plus loin, en prévoyant notamment d'inscrire la "neutralité des réseaux numériques". "Nous devons encore en mesurer les impacts concrets", a opposé la garde des Sceaux Nicole Belloubet.

La "Charte du numérique", un projet "pas mûr". Il y a une semaine, l'Assemblée avait rejeté au terme d'un vif débat l'inscription dans la Constitution d'une "Charte du numérique", souhaitée par des parlementaires de tous bords mais critiquée par gouvernement et rapporteurs qui avaient estimé le travail "inabouti". Cette charte, rédigée par un groupe de travail transpartisan Assemblée-Sénat, listait droits et libertés à l'ère du numérique. "Nous avons bien vu que le sujet de la Charte n'était pas mûr" mais il y a désormais "une forme de deal pour essayer de satisfaire un peu tout le monde", a critiqué Philippe Gosselin (LR), jugeant que l'ajout de la protection des données personnelles "n'apportera rien de plus" à l'existant.