Après trois jours de silence et face à la colère suscitée dans tout le pays par la condamnation de Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron a choisi de réagir sur X et via un communiqué de l’Élysée, non pour soutenir l’ancien chef de l’État, mais pour défendre les magistrats à l’origine de cette décision, désormais menacés.
Une communication inédite
C’est une communication inédite de la part d’Emmanuel Macron : jamais le Président n’avait commenté officiellement l’actualité judiciaire. "L’Etat de droit est le socle de notre démocratie Les attaques et menaces de morts (…) contre plusieurs magistrats sont, inadmissibles", explique-t-il.
Le chef de l’Etat annonce dans cette missive avoir demandé "au ministre de la Justice et au ministre de l’Intérieur (…) que les auteurs de ces menaces soient identifiés pour être rapidement poursuivis".
"Le monstre nous dépasse"
Une consigne qui fait aussi figure de signal envoyé aux magistrats. Quelques heures avant cette sortie, le très engagé à gauche Syndicat de la magistrature s’indignait en effet du silence de l’Elysée.
Garant des institutions, le Président a donc fini par se résoudre à prendre position et pas question de se mettre à dos les juges à moins de deux ans de la fin de son immunité.
Il faut dire que la condamnation de Nicolas Sarkozy sidère, voire tétanise, une partie des responsables politiques. Hors micro, un ministre formule cette analyse au sujet de la justice : "Le monstre nous dépasse".