Brice Hortefeux "étonné que le gouvernement ne soit pas plus clair et précis" sur l'affaire Carlos Ghosn

, modifié à
  • A
  • A
Brice Hortefeux 2000x1000 Europe 1 10:22
Brice Hortefeux dans le studio de la matinale d'Europe 1 © Europe 1
Partagez sur :
A quelques heures de la conférence de presse de Carlos Ghosn au sujet de son évasion du Japon, Brice Hortefeux, député européen Les Républicains, était sur Europe 1 mercredi matin pour livrer sa vision de l'affaire.

Mercredi à 14 heures, heure française, Carlos Ghosn s'exprimera publiquement pour la première fois, lors d'une conférence de presse depuis le Liban, où il a trouvé refuge après son évasion du Japon. L’ancien patron déchu de Renault-Nissan va livrer sa version, sa vérité. Brice Hortefeux, député européen Les Républicains, s'exprimait sur cette affaire mercredi matin au micro d'Europe 1.

Une loi de 1927 refuse l'extradition des citoyens français

Selon l'ancien ministre de l'Intérieur sous la présidence de Nicolas Sarkozy, "l'essentiel est que Carlos Ghosn puisse s'exprimer, s'expliquer et être jugé sereinement". Cependant, il se dit "étonné que le gouvernement ne soit pas plus clair et précis sur ce sujet" et en appelle à une loi de 1927, modifiée en 2004. Cette loi "indique très clairement qu'il n'y a pas d'extradition lorsqu'il s'agit d'un citoyen français sauf dans le cas d'un mandat d'arrêt européen, ce qui n'est pas le cas".

Cette précision intervient alors que le Liban, où se trouve l'homme d'affaires franco-libanais, a reçu une "notice rouge" d'Interpol, qui demande son arrestation.

Mardi, sur Europe 1, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon avait apporté un soutien plutôt inattendu à Carlos Ghosn, affirmant que "la maltraitance à laquelle s’est livrée la justice japonaise est inacceptable".

Carlos Ghosn, lors de sa conférence de presse, ne devrait pas s'attarder sur les modalités de son évasion. Il devrait plaider son innocence, se placer en victime d'un complot contre sa personne et dénoncer la justice japonaise.

 

Europe 1
Par Sonia Mabrouk