Carlos Ghosn : Interpol a envoyé au Liban une demande d'arrestation

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Interpol a envoyé une demande d'arrestation au Liban (photo d'archives).
Interpol a envoyé une demande d'arrestation au Liban (photo d'archives). © HANDOUT / REPRESENTATIVES FOR CARLOS GHOSN / AFP
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Au terme d'une fuite rocambolesque, l'ex-patron de Renault-Nissan est arrivé lundi au Liban, où son lieu de résidence reste inconnu. Interpol a envoyé à l'État une "notice rouge" demandant son arrestation. 

Le Liban a reçu une demande d'arrestation d'Interpol pour Carlos Ghosn, le magnat de l'automobile déchu ayant fui le Japon pour Beyrouth, a annoncé jeudi le ministre libanais de la Justice. "Le parquet général (...) a reçu une notice rouge d'Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn", a indiqué Albert Sarhane, cité par l'agence de presse officielle ANI. Au terme d'une fuite rocambolesque, l'ex-patron de Renault-Nissan est arrivé lundi au Liban, où son lieu de résidence reste inconnu. Une enquête a également été ouverte en Turquie et sept personnes, soupçonnées d'avoir aidé Carlos Ghosn à se rendre au Liban depuis Istanbul, ont été interpellées. 

Pas un mandat d'arrêt

Interpol n'émet pas de mandats d'arrêt et ne peut déclencher ni enquêtes ni poursuites, mais les pays membres et les tribunaux internationaux peuvent demander la publication de "notices rouges". Ces avis de recherche internationaux s'appuient sur des mandats d'arrêt nationaux, dont les informations qu'ils contiennent sont transmises aux autres membres via une base de données sécurisée.

Les autorités libanaises avaient déjà annoncé que Carlos Ghosn était entré "légalement" dans le pays, avec un passeport français et une carte d'identité libanaise, selon une source à la présidence. De son côté, la Sûreté générale avait assuré que rien n'imposait "l'adoption de procédures à son encontre" ni "l'exposait à des poursuites judiciaires" au Liban. Le ministère libanais des Affaires étrangères avait rappelé qu'il n'existait pas d'accords de "coopération judiciaire" ou d'extradition avec le Japon.

Une enquête ouverte en Turquie 

Les autorités turques ont également interpellé sept personnes soupçonnées d'avoir aidé Carlos Ghosn à se rendre au Liban depuis Istanbul. Selon l'agence de presse DHA, la police a interpellé et placé en garde à vue quatre pilotes, deux personnels au sol et le cadre d'une compagnie aérienne de cargo privée, soupçonnés d'avoir aidé l'ancien patron de Renault à se rendre au Liban depuis un aéroport d'Istanbul. Le ministère de l'Intérieur a ouvert une enquête pour déterminer les conditions dans lesquelles Carlos Ghosn a pu transiter par la capitale économique turque, et s'intéresse en particulier à deux vols considérés comme suspects.