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Boualem Sansal : «La stratégie déployée par la France vise à ne rien faire», dénonce Arnaud Benedetti

Yanis Darras - Mis à jour le . 1 min

Arnaud Benedetti, fondateur du comité de soutien de Boualem Sansal, était l'invité de La Grande interview Europe 1 ce lundi. Au micro de Thomas Schnell, il est revenu sur la stratégie française déployée pour libérer l'écrivain franco-algérien, emprisonné depuis le mois de novembre dernier en Algérie. Pour lui, la stratégie de la France "vise à ne rien faire", regrette-t-il.

La libération de Boualem Sansal se fait désespérément attendre. L'écrivain franco-algérien est emprisonné en Algérie depuis novembre dernier, suite à des propos tenus dans un média français dans lesquels il estimait que l'Alger avait hérité de territoires appartenant au Maroc lors de la colonisation. 

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Inflexibilité du pouvoir algérien

Début juillet, l'octogénaire a été condamné à cinq ans de prison ferme, confirmant ainsi la peine en première instance en mars dernier. Un revers pour Paris, qui depuis le mois de novembre, tente d'organiser sa riposte, sans succès. Discours de fermeté envers Alger, mise en place de nouveaux ponts diplomatiques... Le gouvernement français se retrouve confronté à l'inflexibilité du pouvoir algérien sur le cas de l'écrivain. 

Invité ce lundi matin, le fondateur du comité de soutien de Boualem Sansal Arnaud Benedetti, se questionne sur les mesures prises par Paris. "Je voudrais qu'on me cite les moyens que l'on a mis en place depuis le 16 novembre qui souligne une adoption d'une stratégie de fermeté" envers Alger, insiste-t-il au micro de Thomas Schnell. 

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Un stratégie inutile ?

"La stratégie qu'a été adoptée depuis la mi-novembre est une stratégique que l'on a qualifié de diplomatie discrète. D'ailleurs je note que Jean-Noël Barrot s'est rendu le 7 avril dernier à Alger et qu'il n'a même pas cité le nom de Boualem Sansal, en tout cas pas que je sache", s'agace le rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire. 

"Donc on voit bien que la stratégie déployée par la France est une stratégie qui vise à ne rien faire, en tout cas, qui à ne pas ulcérer les autorités algériennes", regrette Arnaud Benedetti.