Aides sociales : Bayrou n'aime pas le terme de "contreparties"

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© PHILIPPE LOPEZ / AFP
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En déplacement mi-février dans le Finistère, Edouard Philippe s'était dit favorable à la mise en place de "contreparties" à ces aides. Un sujet qu'il a qualifié lui-même d'"explosif". 

François Bayrou a plaidé dimanche pour qu'on ne stigmatise pas les personnes percevant des aides sociales, ajoutant ne "pas aimer l'expression" de "contreparties" formulée récemment par le Premier ministre Edouard Philippe. En déplacement mi-février dans le Finistère, Edouard Philippe s'était dit favorable à la mise en place de "contreparties" à ces aides. Un sujet qu'il a qualifié lui-même d'"explosif". Face aux critiques, il a par la suite dit "assume(r) parfaitement qu'il y ait des devoirs en face des droits" pour les Français les percevant.

"On ne les reçoit pas par plaisir". Interrogé sur ces déclarations dimanche dans l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, François Bayrou a dit "écarte(r) tout à fait l'idée qu'on stigmatise les Français qui reçoivent des aides sociales", car "on ne les reçoit pas par plaisir". Le président du MoDem, allié de la majorité présidentielle, a souligné ne "pas aimer l'expression" de "contreparties". Ensuite "est-ce qu'il arrive que les aides sociales soient un moyen de repousser peu à peu ceux qui les reçoivent en dehors du monde de l'activité ? Ca c'est vrai, ça existe et donc si on peut imaginer (...) une procédure qui offre à ceux qui reçoivent des aides sociales un moyen réel de se réinsérer plus vite dans l'activité, dans la société, peut-être en recevant un avantage, alors je trouve que ce serait utile", a-t-il ajouté.

Faut-il une dégressivité des allocations chômage ? "Non", a-t-il répondu, mais "il ne faut pas favoriser l'intermittence", a-t-il estimé en évoquant, sans plus de détails, les pistes d'aides sociales "rassemblées dans une aide unique" ou d'"un revenu universel garanti en contrepartie d'une reforme fiscale".