Agnès Thill, la députée exclue du groupe LREM pour des propos sur la PMA, rejoint le groupe UDI

  • A
  • A
La députée Agnès Thill avait été exclue du groupe LREM en juin 2019 (photo d'archives).
La députée Agnès Thill avait été exclue du groupe LREM en juin 2019 (photo d'archives). © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Partagez sur :
"Je ne serai pas encartée mais siégerai dans le groupe comme indépendante", a expliqué à l'AFP l'élue de l'Oise, qui était non-inscrite depuis son exclusion de LREM et se définit comme un "électron libre". "Je reste avec ma liberté de vote", a-t-elle ajouté. 

La députée Agnès Thill, qui avait été exclue du groupe LREM en juin 2019 pour des propos jugés "pernicieux" sur la PMA pour toutes, a annoncé lundi rejoindre le groupe UDI et Indépendants à l'Assemblée nationale.

"Je reste avec ma liberté de vote"

"Je ne serai pas encartée mais siégerai dans le groupe comme indépendante", a expliqué à l'AFP l'élue de l'Oise, qui était non-inscrite depuis son exclusion de LREM et se définit comme un "électron libre". Ce statut de non-inscrite, "c'était une force en circonscription, car les gens ne veulent plus de partis, mais c'est compliqué à l'Assemblée. On n'existe pas, on vous marche dessus", selon elle. "Je reste avec ma liberté de vote", a ajouté Agnès Thill, notamment sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, dont elle est une farouche opposante et qui arrive en deuxième lecture en juillet à l'Assemblée. "On a eu une discussion avec Jean-Christophe Lagarde", le chef de file de l'UDI: "il sait que je suis un électron libre".

Dans un communiqué, la députée, ancienne institutrice et directrice d'école, justifie en outre son passage de la "gauche" vers la "droite" par le "laxisme" qu'elle dit avoir constaté à l'école. "Tout est permis. C'est les casquettes à l'envers et les jeunes qui vous parlent mal", dit-elle à l'AFP.

"Le dossier d'exclusion est vide"

En juin 2019, le bureau du groupe LREM avait voté "à l'unanimité" l'exclusion d'Agnès Thill, pour des propos jugés "polémiques" et "pernicieux" par les instances du parti présidentiel à propos de la loi bioéthique, et sa mesure phare de la PMA pour toutes les femmes. La députée de Beauvais avait notamment comparé la souffrance des femmes seules ayant recours à la PMA à celle de "drogués" ou évoqué l'existence d'un "puissant lobby LGBT" à l'Assemblée. "Ça a été un lynchage. Je ne suis pas homophobe. Le dossier d'exclusion est vide", estime l'élue de 56 ans.