Soupçons de financement libyen : les avocats des prévenus dénoncent des irrégularités de procédures
Les avocats des 12 prévenus dans l'affaire du présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ont tenté mercredi de pointer des irrégularités dans les procédures. La question de la compétence du tribunal n’a, elle, toujours pas été tranchée, au deuxième jour du procès.
Au deuxième jour du procès dans l’affaire du présumé financement libyen de sa campagne en 2007, axé principalement sur les déclarations contradictoires du sulfureux Ziad Takkiédine, Nicolas Sarkozy était présent, assis sur un strapontin, aux côtés d'Éric Woerth, Brice Hortefeux et Claude Guéant.
"L'imaginaire n'a pas sa place en justice"
Si le débat sur le fond de l’affaire n’a toujours pas commencé, les avocats des 12 prévenus se sont employés mercredi à dénoncer des irrégularités dans les procédures. Maître Jean-Yves Le Borgne a par exemple plaidé la prescription des faits et l’annulation de l’ordonnance de renvoi de son client, Éric Woerth.
Ce dernier avait distribué des enveloppes d’argent liquides à l’équipe de campagne après la victoire du candidat de l’UMP en 2007, le parquet national financier estimant que ces fonds provenaient de Libye.
"Vous transformez 30.000 euros en des millions libyens ! L’imaginaire n’a pas sa place en justice", lance l’avocat, avant de s’interroger : "Comment dans notre pays peut-on être appelé à comparaître après une extrapolation ?". Un argument jugé "fallacieux" par un procureur du PNF.
La décision du tribunal sur ces questions de formes sera mise en délibéré ce jeudi à 13h30.