Publicité
Publicité

Crash d'un avion militaire libyen en Turquie : le Royaume-Uni chargé d’analyser la boîte noire

Europe 1 . 1 min
Le gouvernement libyen a annoncé que Londres mènera l’analyse de la boîte noire de l’appareil militaire qui s’est écrasé le 23 décembre 2025 en Turquie.
Le gouvernement libyen a annoncé que Londres mènera l’analyse de la boîte noire de l’appareil militaire qui s’est écrasé le 23 décembre 2025 en Turquie. AFP / © Ercin Erturk / ANADOLU / Anadolu via AFP

Le gouvernement libyen a annoncé que Londres mènera l’analyse de la boîte noire de l’appareil militaire qui s’est écrasé le 23 décembre en Turquie, faisant huit morts dont le chef d’état-major libyen Mohamed al-Haddad. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une coopération libyo-turque avec un appui technique international.

Le gouvernement libyen a annoncé ce jeudi 1er janvier que le Royaume-Uni avait accepté de procéder à l’analyse de la boîte noire de l’avion militaire qui s’est écrasé en Turquie le 23 décembre 2025, provoquant la mort de huit personnes, dont le chef d’état-major libyen.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

L’appareil transportait le général Mohamed al-Haddad, figure particulièrement respectée en Libye, qui avait réussi à faire consensus malgré les profondes divisions politiques entre l’est et l’ouest du pays. Quatre de ses proches collaborateurs ainsi que trois membres d’équipage ont également péri dans l’accident, survenu peu après le décollage, à l’issue d’une visite officielle à Ankara.

Deux français morts dans le crash

Lors d’une conférence de presse à Tripoli, le ministre libyen des Transports, Mohamed al-Chahoubi, a indiqué que Tripoli avait mené des discussions directes avec Londres afin de confier l’examen des enregistreurs de vol à des experts britanniques. Les autorités turques ont pour leur part évoqué une défaillance électrique comme cause probable du crash.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Selon le ministre, une première sollicitation avait été adressée à l’Allemagne, laquelle avait demandé l’implication de la France. Cette option a toutefois été écartée au regard de la Convention de Chicago, qui impose que l’analyse de la boîte noire soit menée par un État neutre. 

La France, en tant que pays constructeur de l’appareil, un Falcon 50, et en raison de la présence de ressortissants français parmi l’équipage, ne pouvait être retenue. Le Royaume-Uni a en revanche obtenu l’accord conjoint de la Libye et de la Turquie. Deux citoyens français figuraient en effet parmi les membres d’équipage de l’avion.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Une enquête sous coopération libyo-turque

Le ministre libyen des Affaires étrangères, Taher al-Baour, avait confirmé mardi l’existence d’une demande conjointe adressée à Londres par Tripoli et Ankara, visant à obtenir un appui technique et juridique pour l’exploitation des données de la boîte noire. Le Royaume-Uni a donné son feu vert en coordination avec les autorités libyennes et turques.

Aucune estimation de délai n’a pour l’instant été avancée concernant l’analyse des enregistrements, celle-ci dépendant de l’état de conservation de la boîte noire. L’enquête se poursuit dans le cadre d’une coopération entre la Libye et la Turquie, avec la participation d’experts internationaux. Les conclusions seront rendues publiques dès qu’elles seront établies.