Le procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy touche à sa fin. Le parquet réclame sept ans de prison, tandis que la défense plaide la relaxe, dénonçant l'absence de preuves d'un pacte de corruption avec le régime de Mouammar Kadhafi.
Le procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy se referme. Avec les plaidoiries des avocats de l'ancien chef de l'État condamné à cinq ans de prison en première instance, le parquet général en réclame sept en appel tandis que la défense de Nicolas Sarkozy va réclamer elle, sa relaxe.
Toute sa stratégie sera de démontrer l'absence de preuves quant à un éventuel pacte de corruption entre Nicolas Sarkozy et le régime libyen.
"Il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par la Libye"
Il y a deux semaines, à l'annonce du réquisitoire du parquet général, l'avocat de Nicolas Sarkozy, maître Christophe Ingrin, promettait de démontrer l'innocence de l'ancien président : "Il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par la Libye. Il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozy à cause de la Libye. Nicolas Sarkozy est innocent. Son élection n'a pas été biaisée".
Malgré la relaxe de Nicolas Sarkozy pour trois des quatre chefs d'inculpation en première instance, ces avocats devront reprendre le dossier dans son ensemble car l'accusation a évolué.
Elle reproche désormais à Nicolas Sarkozy non pas d'avoir laissé faire, comme il lui était initialement reproché, mais d'avoir été l'instigateur de cette association de malfaiteurs qui aurait conduit au pacte supposé de corruption avec le régime de Mouammar Kadhafi.
Aucun centime d'argent libyen n'a été retrouvé dans la campagne de 2007
Une accusation fragile selon la défense, qui devrait pointer du doigt l'absence de contrepartie offerte au régime. Aucun centime d'argent libyen n'a été retrouvé dans la campagne de 2007 et le mandat d'arrêt d'Abdallah Senoussi, personnage central du dossier, n'a jamais été levé par la France.
Nicolas Sarkozy pourrait prendre la parole le dernier à l'occasion d'une journée qui s'annonce clé dans ce procès. A noter que la cour d'appel rendra son arrêt le 30 novembre prochain.