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À Lons-le-Saunier, une arme chargée et livrée par drone dans la prison : «Un drame a été évité»

La livraison a eu lieu mardi vers 2h du matin, mais elle a échoué. [© CLEMENT MAHOUDEAU / AFP]

Un colis, acheminé par un drone, a été retrouvé dans la cour de la prison de Lons-le-Saunier (Jura). Les surveillants y ont découvert une arme de poing et des munitions.

Une incroyable et effrayante découverte faite par les gardiens de la prison de Lons-le-Saunier dans le Jura. Dans un colis qui devait être livré par un drone à un détenu, mais qu'ils ont réussi à intercepter, les surveillants ont trouvé une arme de poing et des munitions.

Il s'agit d'un pistolet 6.35, un petit calibre, avec un chargeur garni de trois munitions et une lame de scie à métaux. Voilà l'hallucinant contenu de ce colis découvert mardi 13 janvier dans la cour de promenade de la prison de Lons-le-Saunier, avec 40 places pour 60 détenus. 

Les images des caméras de vidéosurveillance ont été visionnées. Elles ont permis de voir que la livraison avait eu lieu mardi vers 2h du matin, mais qu'elle avait échoué. 

"On a franchi un point de non-retour"

"Heureusement, car tout cela est bien inquiétant", a estimé Romain Bernier, délégué régional du syndicat UFAP auprès d'Europe 1. "Ça fait peur et ça fait bien longtemps qu'on alerte sur le risque de voir l'introduction d'une arme à feu dans la mesure où c'est un peu rentré dans les mœurs qu'il y ait des téléphones, qu'il y ait de la drogue. Il y en a tellement que c'est devenu presque quelque chose de normal. Et là, on a franchi un point de non-retour. Une arme à feu a été introduite. Vous imaginez bien que ce n'est pas pour appeler son cousin. C'est soit pour prendre en otage un personnel, soit pour faire un règlement de compte, ou pour pouvoir s'évader", a-t-il détaillé. 

"Un drame a été évité", estiment les syndicats pénitentiaires. On ignore pour l'heure qui était le destinataire de ce colis mais une importante opération de fouille des cellules a été organisée dans les heures qui ont suivi. 

Une enquête a également été ouverte, confiée à la division de la criminalité organisée de Dijon, alors que le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a annoncé qu'il suivait de très près ce dossier.