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EN DIRECT - Budget 2026 : Sébastien Lecornu félicite une «majorité de responsabilité», suite à l'adoption du PLFSS

EN DIRECT - Budget 2026 : suivez le vote décisif du projet de loi de financement de la Sécurité sociale
L'Assemblée nationale s'est prononcée en seconde lecture sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale ce mardi après-midi. Le Premier ministre a œuvré depuis des mois pour tenter de trouver ce compromis. Suivez notre direct.

L'Assemblée l'a adopté. Les députés se sont prononcés ce mardi sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Une victoire précieuse qui valide la méthode du compromis de Sébastien Lecornu. La chambre basse a adopté le texte, qui contient la suspension de l'emblématique réforme des retraites, par 247 voix contre 234. Le Premier ministre a salué une "majorité de responsabilité" qui a permis l'adoption de ce projet de loi.

Les principales informations

  • Les députés se sont prononcés sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
  • Pour arracher un vote favorable, Sébastien Lecornu a dû trouver des compromis, notamment avec la gauche car le Premier ministre refuse catégoriquement d'utiliser le 49.3.
  • Le groupe écologiste s'est abstenu.
  • Les députés ont adopté le volet dépenses du projet de budget de la Sécurité sociale.

Les députés adoptent la partie dépenses

L'Assemblée nationale a largement adopté le volet dépenses du projet de budget de la Sécurité sociale peu avant 19 heures, avec 227 voix pour et 86 contre. Ce volet contient notamment la suspension de la réforme des retraites. Chaque chef de groupe prend la parole devant l'hémicycle avant le vote sur l'ensemble du texte qui aura lieu dans la foulée.

Bruno Retailleau fustige l'adoption de ce budget

Le patron de LR Bruno Retailleau a dénoncé "un budget qui n'est pas bon pour la France" et qui ne répond pas aux "convictions" de la droite, même si 18 députés de son parti ont approuvé celui de la Sécurité sociale pour 2026.

"Je persiste à dire que ce n'est pas un bon budget pour la France", a lancé à la presse le président des Républicains à son arrivée au repas de Noël de la fédération des Yvelines du parti. "Ce ne sont pas nos convictions ni nos propositions", a-t-il conclu. 

"Nous avons cherché à être utiles aux Français", assure Olivier Faure

"Cette victoire, elle est d'abord celle du Parlement lui-même", a commenté Olivier Faure, après l'adoption en nouvelle lecture du budget de la Sécurité sociale, au terme d'un long suspense.

"Nous avons cherché à être utiles aux Français, et je crois que nous n'avons trahi personne", a ajouté le premier secrétaire du PS, alors que la France insoumise accuse les socialistes d'avoir "changé d'alliance" pour "s'allier avec la Macronie", en votant pour le texte. Le député de Seine-et-Marne a invité le gouvernement à adopter "la même approche", s'il souhaite faire passer son budget de l'Etat.

Le groupe écologiste s'est abstenu

Le groupe Écologie et social a décidé de s'abstenir, indique-t-il auprès de l'AFP.  "Le groupe dans sa grande majorité s'abstiendra", a confirmé sa cheffe de file Cyrielle Châtelain. Le vote des écologistes peut être décisif dans l'adoption ou non du projet de budget.

Des concessions faites à la gauche

Pour tenter de résoudre son équation, Sébastien Lecornu a choisi de céder à un certain nombre de revendication de la gauche. Outre la suspension de la réforme des retraites, le gouvernement a déposé un amendement visant à rehausser l'objectif des dépenses de l'Assurance maladie (Ondam). L'exécutif souhaite également augmenter la contribution sociale généralisée (CSG).

Autant de concessions qui ont fait bondir Bruno Retailleau, patron des LR, ce dimanche sur BFMTV. L'ex-ministre de l'Intérieur a critiqué "un budget de gauche", "qui va sacrifier l'avenir des plus jeunes générations" et dénoncé "un creusement de la dette, toujours plus de dépenses, toujours plus d'impôts". Des critiques qui se font également entendre au sein même du fragile bloc central.

Sébastien Lecornu n'utilisera pas le 49.3

Le Premier ministre a prévenu : il n'utilisera pas l'article 49.3 pour faire passer en force le PLFSS ce mardi. Une arme constitutionnelle décriée que François Hollande appelle pourtant à utiliser, tout comme Bruno Retailleau. 

Que se passera-t-il suite à cette adoption ?

Si le PLFSS devait être adoptée en seconde lecture ce mardi, le texte effectuera la navette jusqu'au Sénat comme le veut le protocole. Il aurait alors de bonne chance d'être définitivement adopté avant la date butoir du 23 décembre, à condition que les sénateurs, majoritairement à droite, ne jugent pas les concessions faites à la gauche trop importantes.

En cas de rejet, le gouvernement serait contraint de déposer un nouveau projet de loi. Il est en effet hautement improbable que députés et sénateurs s'accordent sur un texte commun, la date limite étant fixée à... vendredi. 

Qui a voté en faveur du PLFSS ?

Selon les projections réalisées pour Europe 1, environ 240 députés devraient voter contre le texte, notamment les élus du Rassemblement national, de l’UDR, de La France insoumise. En face, un peu plus de 250 députés s’apprêtent à soutenir le projet, parmi lesquels les socialistes, qui ont donné leur feu vert après avoir obtenu la suspension de la réforme des retraites, ainsi que les députés macronistes et les élus d’Horizons, finalement convaincus grâce à un compromis de dernière minute sur la hausse de la CSG.

Reste à savoir quelle position adopteront les écologistes et les Républicains, capables de faire basculer l'issue du vote. D'après nos calculs, Sébastien Lecornu pourrait remporter son pari, mais avec une très courte marge.