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Crise politique : la grande inquiétude des chefs d’entreprise

La démission de Sébastien Lecornu, qui plonge la France dans une nouvelle crise profonde, n'est pas sans conséquence pour les entreprises françaises. 600 dirigeants étaient réunis à Lannion, en Bretagne, pour le dixième anniversaire de l'Open de l'industrie, un forum qui réunit les entrepreneurs bretons. Et ces derniers sont désormais en quête de solutions.

Pas de budget, pas de gouvernement. Pour l'économie, l'instabilité du pays est une catastrophe sans précédent. Les entreprises du CAC 40 ont dévissé pour la deuxième journée consécutive et les industries cherchent à maintenir le cap alors que les trésoreries ne sont pas assurées pour l'année prochaine. 

Pour l’occasion, Europe 1 est allée rencontrer des chefs d'entreprise qui attendent des jours meilleurs. 600 d'entre eux étaient réunis à Lannion, en Bretagne, pour le dixième anniversaire de l'Open de l'industrie, un forum qui réunit les entrepreneurs de la région.

Un frein aux investissements

Raout dans la Silicon Valley bretonne. 600 patrons, des petits industriels en quête de solutions car la crise mettra un frein aux investissements de 80% d’entre eux, calcule Jacques Pidoux de France Industrie. "Bien sûr qu’on est inquiets. Mais notre rôle de dirigeant, c’est aussi de nous dire quelles sont les décisions qu’on doit prendre pour persévérer", souligne-t-il. 

Et le patron d’une société de mécanique de précision, Thierry Troesch, sait déjà qu’il devra faire le dos rond. "Vraisemblablement, si cette instabilité continue, le prix de l’argent va augmenter. Et ce n’est pas très favorable, même si les commandes sont au rendez-vous, pour passer à l’acte au niveau des investissements. Donc des recrutements vont être différés, le temps d’y voir plus clair", explique le chef d’entreprise. 

Sans visibilité sur l’avenir, Jocelyne Madec et sa société de drones viennent de perdre un contrat avec l’Etat. Désormais, la dirigeante veut mutualiser les outils de production, relocaliser et reprendre la main. "Si on n’a pas d’effet sur le gouvernement, évidemment, il faut en avoir sur sa propre entreprise, ses clients, les collaborateurs, le tissu industriel, etc.", se résonne-t-elle. Miser sur la souveraineté, voilà la stratégie de ces patrons dont le Covid et la dissolution ont déjà bien éprouvé la résilience.