Et si la condamnation de Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison dans l'affaire dite des soupçons de financement libyen était révélatrice d'un phénomène plus grand ? Un peu moins d'une semaine après le séisme politico-médiatique, plusieurs voix s'élèvent en ce sens. Dimanche, Henri Guaino, ex-conseiller spécial de l'ancien chef de l'Etat dénoncait sur Europe 1 le "premier procès sans preuve assumé comme tel" et fustigeait "l'avènement du juge justicier".
Ce lundi dans Christine Kelly et vous, Gabriell Cluzel assure de son côté que "nous vivons en magistroctature [dictature des magistrats, ndlr]. Ce qui frappe aujourd'hui Nicolas Sarkozy est inquiétant, et qu'on soit sarkophile ou sarkophobe. Parce que tout simplement, une nouvelle fois, ce sont les juges qui mènent la danse".
"En 2017, il y a eu l'affaire Fillon. Là, on se rend compte qu'en 2027, il y a Marine Le Pen qui potentiellement pourrait ne pas se présenter. De deux choses l'une, ou les gens de gauche sont d'une honnêteté, d'un probité incroyable, et les gens droites malhonnêtes par essence, ou les gens, de droite, ou supposés tels, [...] sont frappés par la justice. Et ça, c'est très inquiétant, nous vivons en magistrocratie, mais plutôt en magistroctature."