Pour Marina Carrère d'Encausse, on a menti sur l'utilité des masques "pour une bonne cause"

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Marina Carrère d'Encausse présente "Allô Docteurs" et "Le magazine de la santé" sur France 5. 4:00
Marina Carrère d'Encausse présente "Allô Docteurs" et "Le magazine de la santé" sur France 5. © Capture d'écran Europe 1
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Dans "Culture Médias" mercredi sur Europe 1, la présentatrice des émissions "Allô Docteurs" et du "Magazine de la santé" sur France 5, Marina Carrère d'Encausse, a employé le terme de "mensonge" pour évoquer ce qui a été dit en début d'épidémie sur l'utilité des masques. "C'était pour une bonne cause puisque c'était pour le personnel soignant", a-t-elle déclaré.
INTERVIEW

Le sujet de la pénurie de masques en pleine épidémie de Covid-19 ne cesse d'agiter la France ces derniers jours. Dans Culture Médias mercredi sur Europe 1, la présentatrice des émissions "Le magazine de la santé" et "Allô Docteurs" sur France 5 Marina Carrère d'Encausse a qualifié de "mensonge" ce qui a pu être dit au début de l'épidémie par rapport à l'utilité des masques pour la population. Un discours émanant notamment des autorités sanitaires, et allègrement relayé dans les médias. Pour elle, cela a été dit "sciemment, mais parce qu'il n'y avait pas tellement d'autres solutions. Et c'était pour une bonne cause puisque c'était pour le personnel soignant, pour protéger la population et le personnel soignant".

"On a priorisé"

"A l'époque, on a priorisé", constate Marina Carrère d'Encausse. "Comme effectivement on avait pas assez de masques, là-dessus on ne peut pas dire le contraire, on a tout fait pour les réserver à ceux qui en avaient le plus besoin, c'est-à-dire le personnel soignant."

Pour la présentatrice, ce discours a bien été tenu pour que "la population ne se rue pas dans les pharmacies pour acheter des masques".

"Le personnel soignant aurait eu encore moins de masques"

"Est-ce que là il aurait fallu dire exactement la vérité ? Dans ce cas-là, le personnel soignant aurait eu encore moins de masques. Donc moi je trouve que ce genre de mensonge peut tout à fait être compris et s'excuser", estime-t-elle. Et de conclure : "Après, aujourd'hui, je pense qu'on doit être, nous journalistes, dans une vérité totale, quitte parfois à être anxiogènes parce que la réalité aujourd'hui elle n'est pas forcément rassurante. Mais en disant tout ce qu'on sait aujourd'hui, sans cacher les choses."

Europe 1
Par Jonathan Grelier