M6 exige que la plateforme Molotov paie pour diffuser ses chaînes

, modifié à
  • A
  • A
M6 veut faire davantage payer la plateforme © Capture d'écran
Partagez sur :

Le groupe veut faire payer davantage la plateforme qui permet de regarder la télévision en direct.

La bataille cathodique continue. Le groupe M6 exige que les utilisateurs de la plateforme de télévision en ligne Molotov paient à l'avenir pour regarder ses chaînes gratuites, selon des informations du Figaroconfirmées vendredi par Molotov. Dans le cadre de la renégociation de ses contrats avec Molotov, le groupe dirigé par Nicolas de Tavernost veut faire payer davantage la plateforme, qui permet de regarder la télévision en direct ou à la demande sur ordinateur, tablette ou mobile, et revendique aujourd'hui près de 2 millions d'utilisateurs mensuels. Comme il vient de le faire avec les opérateurs télécoms et Canal+, M6 exige désormais que Molotov rémunère ses chaînes gratuites, M6, W9 et 6Ter.

Offres payantes. Mais le groupe exige également que ses chaînes sortent du bouquet gratuit de Molotov et fassent partie des options payantes proposées par Molotov, ce qui mettrait le modèle de la plateforme en grande difficulté. Molotov a opposé une fin de non-recevoir à M6, dans un courrier daté de mercredi. "Il n'est pas question de payer pour diffuser des chaînes gratuites. Nous rejoignons en cela le point de vue des opérateurs télécoms", affirme dans le Figaro Jean-Marc Denoual, le cofondateur de Molotov. Comme l'ont accepté certains de ces opérateurs, Molotov cependant est prêt à rémunérer des services additionnels. Molotov demande une médiation et indique avoir déjà "alerté le CSA, l'Autorité de la concurrence et la DGCCRF".

Alternative. M6 et France Télévisions militent pour une alternative à Molotov. Nicolas de Tavernost a manifesté son intérêt pour la création d'une plateforme en ligne qui regrouperait les contenus des chaînes françaises publiques et privées, regroupant d'abord sous une même marque MyTF1, France.tv et 6play. Une plateforme défendue également par la patronne de France Télévisions Delphine Ernotte.