Documentaire sur les attentats du 13 novembre 2015 : "Le filmer, le monter... on n'arrêtait pas de pleurer", confient les réalisateurs

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Jules et Gédéon Naudet, réalisateurs du documentaire "13 Novembre : Fluctuat Nec Mergitur". 3:05
Jules et Gédéon Naudet, réalisateurs du documentaire "13 Novembre : Fluctuat Nec Mergitur". © Europe 1
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Les réalisateurs Jules et Gédéon Naudet reviennent mardi dans Village médias, sur Europe 1, sur la conception de leur documentaire "13 Novembre : Fluctuat Nec Mergitur", diffusé dès le 1er juin sur Netflix.
INTERVIEW

Raconter sans pathos. Ne pas "tomber dans le trop". Trouver "le beau dans l'horreur". Mardi, dans Village médias sur Europe 1, les frères Jules et Gédéon Naudet sont revenus sur la conception de leur documentaire en trois épisodes, 13 Novembre : Fluctuat Nec Mergitur, diffusé dès le 1er juin sur Netflix. Un documentaire dans lequel ils donnent la parole aux personnes ayant vécu les attentats parisiens du 13 novembre 2015, pompiers, policiers, victimes ou membres du gouvernement, le tout sans aucun commentaire.  

"Ça a été dur de faire ce film, de le filmer et de le monter. De le filmer, car on arrêtait pas de pleurer quand on faisait les interviews et il ne fallait surtout pas distraire les personnes que l'on interrogeait et qu'elles nous entendent. Et puis on a pleurer quand on a monté le film", confie Gédéon Naudet ajoutant avoir choisi Netflix pour permettre aux spectateurs de découvrir à leur rythme ce récit difficile. 

"Rien montrer, tout dire". Pour convaincre la plateforme de streaming, les deux documentaristes ont expliqué à Netflix, vouloir "montrer le courage dans l'horreur", précise Gédéon Naudet. "On leur a dit qu'on allait absolument pas s'intéresser aux terroristes, ni même les nommer, mais qu'on allait parler des gens qui sont devenus aujourd'hui des statistiques, des gens qui l'ont vécu. On leur a dit que l'on allait rien montrer mais tout dire".

Des sons inédits. Un travail sur les sons a notamment été réalisé. "On a une équipe fantastique qui est allée un peu partout pour récupérer des sons", explique Jules Naudet. Dans le documentaire, on entend ainsi l'appel aux pompiers d'une victime du Bataclan cachée dans les combles. "Nous avons une grande amitié avec les pompiers de Paris du fait de notre amitié avec les pompiers de New York", précise Jules Naudet également auteur avec son frère d'un documentaire sur les soldats du feu de New-York après le 11 septembre 2001. "Ils ont été extraordinaires pour mettre à notre disposition certains sons qui n'avaient pas été diffusés. Ils comprenaient pourquoi on le faisait et le respect que l'on avait pour ce qui s'était passé. "

 

 

 

 

 

Europe 1
Par Clémence Olivier