Comment Sybel veut se frayer un chemin dans la jungle des podcasts

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Invitée de "Culture Médias" avec Philippe Vandel sur Europe 1, vendredi, la fondatrice de la plateforme de podcasts Sybel Virginie Maire a expliqué que sa marque voulait se différencier en proposant une sélection exigeante de contenus, principalement venus d'autres studios. Elle définit Sybel comme le Netflix du podcast.
INTERVIEW

Lancée en mai dernier, la plateforme de podcasts Sybel compte déjà 750.000 utilisateurs à en croire sa fondatrice, Virginie Maire. Invitée de Culture Médias avec Philippe Vandel sur Europe 1, vendredi matin, l'ancienne d'Amaury en presse écrite et de M6-Web en multimédia est venue expliquer comment le jeune média avait germé et comment il comptait se développer dans un écosystème de podcasts de plus en plus concurrentiel. "On va accélérer la création originale en 2020", promet-elle, avec également un passage à un modèle premium.

Quatre contenus sur cinq viennent d'ailleurs

Il faut d'abord expliquer ce qu'est aujourd'hui Sybel : une application où l'on trouve "des thrillers, des comédies, des documentaires et des histoires pour les enfants", détaille Virginie Maire. Avec une particularité : "80% des contenus viennent de radios ou de studios déjà existants. Il y a un comité éditorial qui va opérer une sélection des contenus proposés en adéquation avec notre ligne."

Dans le détail, on retrouve par exemple le podcast Le Grêlé sur la traque d’un tueur en série de 1986 à 1994 par la brigade criminelle, racontée par la journaliste Patricia Tourancheau, mais aussi The Race, récit de la trajectoire d'un jeune rappeur Taymor (alias Tay-K47) à l’ascension fulgurante. Europe 1 a aussi collaboré avec Sybel sur le podcast Derrière le mur, une série sur la Guerre froide à l’occasion de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. Cette création a été réalisée à partir des archives collectées par notre antenne.

Mais si Sybel se définit comme "le Netflix du podcast", comme Majelan, Virginie Maire refuse de considérer la plateforme lancée par Matthieu Gallet comme sa concurrente, préférant cibler Audible et Spotify, alors qu'"on consomme du podcast à 75% sur Apple podcasts", pointe la fondatrice de Sybel.

Des podcasts en anglais et en espagnol

Côté argent, pour l'heure, "la recherche de rentabilité n'est pas forcément à court terme, parce qu'on investit énormément dans les contenus et dans la création originale", élude Virginie Maire pour évoquer la viabilité économique de ce média. Elle préfère insister sur l'introduction d'un modèle premium (payant) au "premier trimestre 2020", ainsi que sur "l'ouverture à l'international" des podcasts à la même période, avec des créations en anglais et en espagnol.

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec