Une cour néo-zélandaise rejette l'appel contre l'extradition aux Etats-Unis de Kim Dotcom

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Aux Etats-Unis, Kim Dotcom risque jusqu'à 20 ans de prison. © MICHAEL BRADLEY / AFP
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Le flamboyant fondateur allemand de Megaupload.com, accusé par la justice américaine de piratage massif sur internet, risque outre-Atlantique jusqu'à 20 ans de prison. 

La Cour d'appel de Nouvelle-Zélande a tranché jeudi que Kim Dotcom pouvait être extradé vers les Etats-Unis, où il risque 20 ans de prison. Un sérieux revers pour le flamboyant fondateur allemand de Megaupload.com, accusé par la justice américaine de piratage massif sur internet. Les avocats de la défense avaient fait appel d'une précédente décision similaire à l'encontre de Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, ainsi que de trois de ses collègues.

"Les droits d'auteur délibérément violés à grande échelle". "Les preuves fournies par les Etats-Unis montrent clairement à première vue (...) que les appelants (ndlr, Kim Dotcom et les autres accusés) ont conspiré et ont violé délibérément les droits d'auteur à grande échelle pour des gains commerciaux", a dit la Cour dans un communiqué. L'affaire avait éclaté en janvier 2012 lorsque la police néo-zélandaise avait mené un spectaculaire raid matinal à "Dotcom Mansion", la somptueuse propriété à Auckland de Kim Dotcom.

Précédent revers judiciaire en février 2017. Le département américain de la Justice et le FBI accusent le ressortissant allemand de 44 ans d'avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload.com, son emblématique plateforme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine, le jour du raid. Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload - Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk - avaient essuyé en février 2017 un autre revers de la justice néo-zélandaise, qui avait confirmé un jugement d'extradition de première instance rendu en 2015.

175 millions de dollars de profits, selon le FBI. Kim Dotcom et ses collègues sont accusés par le FBI d'avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars de profits et causé plus d'un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants-droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés.