Sept ans après Fukushima, des associations dénoncent le "mythe d'un nucléaire sans danger"

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Des centaines de personnes se sont rassemblées à Paris, dimanche.
Des centaines de personnes se sont rassemblées à Paris, dimanche. © AFP
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Une centaine de personnes se sont allongés sur le sol à Paris, dimanche à 14h46, en hommage aux victimes du tsunami meurtrier et de la catastrophe nucléaire survenue en 2011 au Japon. 

Sept ans après la catastrophe de Fukushima, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis dimanche à Paris à l'appel du réseau "Sortir du nucléaire" pour dénoncer le "mythe d'un nucléaire sans danger". 

"Aucune solution satisfaisante". À 14h46, heure où un tremblement de terre a frappé le Japon le 11 mars 2011, une centaine d'entre eux se sont allongés en hommage aux victimes du tsunami meurtrier et de la catastrophe nucléaire qui l'a suivi. Les associations du réseau demandent la fermeture des centrales françaises et le désarmement nucléaire de la France, s'opposant notamment aux projets de Bure (enfouissement) et Flamanville (nouveau réacteur EPR). "Aucune solution satisfaisante n'existe actuellement pour la gestion des déchets à long terme", a martelé Catherine Fumé, administratrice du réseau "Sortir du nucléaire", dénonçant la situation des travailleurs du nucléaire et les nombreux incidents dans les centrales françaises.

Cette manifestation parisienne a aussi donné le coup d'envoi d'une votation sur la sortie du nucléaire, organisée par la France insoumise et ligne et dans des bureaux de vote du 11 au 18 mars. L'ancien Premier ministre japonais Naoto Kan, en poste lors de la catastrophe et devenu un fervent militant antinucléaire, doit se rendre lundi à Paris où il va entamer une tournée qui passera par l'Assemblée nationale, Flamanville et le parlement européen.