Qatar : un ouvrier meurt sur un chantier de la Coupe du Monde 2022

  • A
  • A
Un ouvrier népalais est mort sur le chantier du stade Al-Wakrah au Qatar
Un ouvrier népalais est mort sur le chantier du stade Al-Wakrah au Qatar © MARWAN NAAMANI / AFP
Partagez sur :
Un ouvrier népalais de 23 ans est mort mardi sur le chantier du stade Al-Wakrah qui servira pour la Coupe du monde de football 2022 au Qatar.

Un ouvrier népalais de 23 ans est mort mardi sur un des sites de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, ont indiqué des responsables à Doha sans préciser les circonstances de son décès.

Une enquête ouverte. Le jeune homme a trouvé la mort "alors qu'il travaillait sur le chantier du stade Al-Wakrah", a précisé dans un communiqué le comité qui supervise l'organisation de la Coupe du monde 2022, le Supreme Committee for Delivery and Legacy. "Sa famille a été informée et les autorités qataries et népalaises concernées ont été notifiées", selon le communiqué. "Une enquête a été ouverte et d'autres détails sur cet incident seront dévoilés en temps utile". Aucun autre détail n'a été fourni. Al-Wakrah est l'un des huit sites prévus pour le Mondial 2022.

Déjà deux ouvriers morts. En 2016, un ouvrier népalais est décédé également sur le chantier Al-Wakrah lors d'un accident de travail. Le décès de mardi est le premier annoncé sur un site de la Coupe du monde depuis celui de l'ouvrier britannique Zac Cox en 2017. Il avait fait une chute de 39 mètres lorsque le treuil qu'il utilisait pour mettre en place une passerelle s'était rompu sur le chantier du stade Khalifa. Une médecin-légiste britannique avait ensuite estimé que les conditions de travail sur ce chantier étaient "vraiment dangereuses".

Le Qatar sous le feu des critiques. Depuis qu'il a décroché l'organisation de la Coupe du monde de football 2022, le petit émirat gazier du Golfe a été sous le feu des critiques pour les conditions des travailleurs employés sur les chantiers, et des migrants en général. Les autorités qataries estiment avoir fait beaucoup d'efforts pour l'amélioration des conditions de travail des ouvriers immigrés, comme l'abolition de la "kafala" - un système de parrainage très controversé - ou l'introduction d'un salaire minimum. Mais des ONG comme Amnesty International affirment que les travailleurs immigrés au Qatar - quelque deux millions -, restent encore largement exploités.