Que se passera-t-il si Trump est en mauvaise santé pour la présidentielle américaine ?

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Donald Trump a été hospitalisé à cause du coronavirus vendredi soir. 1:05
Donald Trump a été hospitalisé à cause du coronavirus vendredi soir. © SAUL LOEB / AFP
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Invitée d'Europe Soir week-end, le politologue spécialiste des États-Unis Nicole Bacharan décrypte les conséquences politiques de l'hospitalisation de Donald Trump pour cause de coronavirus, à exactement un mois du scrutin pour la présidentielle américaine. 
DÉCRYPTAGE

Le président sortant et candidat à sa propre succession Donald Trump a été admis vendredi soir dans un hôpital militaire "pour quelques jours" après avoir été testé positif au coronavirus. Un véritable séisme politique, à un mois du scrutin présidentiel du 3 novembre. Mais l'hospitalisation de Donald Trump est-elle de nature à l'empêcher, en cas de suffrages favorables, de prendre sa propre succession ? Autrement dit, que prévoit la Constitution américaine quand un candidat ne peut pas se présenter physiquement le jour du scrutin ? "C'est une question complexe qui ne s'est presque jamais posée", explique ce samedi au micro d'Europe 1 la politologue spécialiste des Etats-Unis et auteure du Monde selon Trump, Nicole Bacharan.

Un remplaçant désigné par la direction du parti Républicain ?

Rien que du point de vue logistique, "les bulletins avec les noms de Donald Trump et Joe Biden sont déjà imprimés, et il est hors de question de tout recommencer", indique la spécialiste. De plus, selon une étude de l'Université de Floride, plus de 3,1 millions d'Américains ont déjà voté par correspondance à cause de la pandémie de coronavirus. Mais si toutefois Donald Trump n'est "plus lucide le jour-J, s'il est dans le coma, en réanimation ou pire encore, c'est à la direction du parti Républicain [les 168 membres de la commission nationale, ndlr] de prendre les choses en main en réunissant par exemple une convention afin de trouver un remplaçant à l'actuel locataire de la Maison-Blanche".

Dans ce cas, "les grands électeurs Républicains désignés par les Américains pour voter Trump pourront donner leur voix à son remplaçant". Mais Nicole Bacharan insiste : "C'est une question très compliquée, et donc on peut s'imaginer qu'il y aurait beaucoup de tangages."

Europe 1
Par Ugo Pascolo