Pour Viktor Orbán, le coronavirus est une nouvelle occasion d'accuser les migrants

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Le chef de l'exécutif hongrois redouble de mesures anti-migrants afin de maintenir l'épidémie de coronavirus hors de ses frontières 1:03
Le chef de l'exécutif hongrois redouble de mesures anti-migrants afin de maintenir l'épidémie de coronavirus hors de ses frontières © Omer MESSINGER, AFP
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Alors que le coronavirus se propage en Europe, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán barricade son pays, accusant les migrants de véhiculer la maladie.

Pour le gouvernement Orbán, l'épidémie de coronavirus est une aubaine. Celui-ci profite de la crise sanitaire que subissent plusieurs pays européens pour monter à nouveau les Hongrois contre l'un de ses boucs-émissaires préférés : les migrants, qu'il accuse de véhiculer la maladie.

"Péril extérieur"

Aussi, le chef de l'exécutif redouble de mesures afin de circonscrire le risque hors de ses frontières. Refoulement de personnes arrivant d'Italie, d'Iran, de Chine ou de Corée du Sud, suspension des dossiers de visa pour les iraniens, blocage des demandes d'asile à la frontière serbe... Viktor Orbán barricade la Hongrie face aux dangers provenant forcément de l'étranger.

Ses déclarations n'ont toutefois rien de surprenant au regard de ses précédentes prises de positions. Cette fois, "elles s'insèrent parfaitement dans le récit gouvernemental présentant l'épidémie comme un 'péril extérieur'", selon le site d'opposition 24.hu.

Un sarcasme auquel répondent les médias pro-pouvoir, approuvant la fermeté de l'exécutif : "La sécurité et la santé des Hongrois sont en jeu", disent-ils.

Europe 1
Par Joël Le Pavous, édité par Pauline Rouquette