Pour l'Elysée, la rencontre entre Macron et Poutine dimanche arrive "au bon moment"

  • A
  • A
Les deux dirigeants se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises, notamment à Versailles en juin 2017.
Les deux dirigeants se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises, notamment à Versailles en juin 2017. © STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Partagez sur :
"Cette rencontre survient dans un contexte important, après le sommet de l'Otan et avant la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump", souligne l'Elysée.

Bonus diplomatique des victoires des Bleus à la Coupe du monde, la rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine au Kremlin dimanche, à la veille du sommet Trump-Poutine, arrive "au bon moment", a estimé samedi l'Elysée. "Cette rencontre survient dans un contexte important, après le sommet de l'Otan et avant la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Elle permettra de faire le suivi de la très longue et positive rencontre des présidents français et russes à Saint-Pétersbourg, sur les coopérations bilatérales et les grands dossiers internationaux, en particulier la Syrie et l'Iran, malgré nos divergences", selon l'Elysée.

Discussions autour du règlement politique du conflit en Syrie. Les deux dirigeants avaient convenu de se voir lorsqu'ils s'étaient croisés pour la demi-finale des Bleus mardi. L'un des sujets principaux sera le règlement politique du conflit en Syrie, où la France a mis en place un mécanisme de concertation avec la Russie, pour tenter de rapprocher les initiatives russo-turques et celles des Occidentaux. "Ce mécanisme, nous le faisons fonctionner et il permet de bâtir des convergences, notamment sur l'aspect humanitaire", soulignent les conseillers de la présidence.

Trump souhaite "établir un contact avec le président russe". La France tente de rapprocher les positions entre le groupe d'Astana (Russie, Iran, Turquie) et le "small group" sur la Syrie (Royaume-Uni, Allemagne, Etats-Unis, France, Arabie Saoudite, Jordanie, Egypte). Quant à la rencontre Trump-Poutine prévue lundi à Helsinki, elle est "normale" et pourrait permettre de faire avancer les efforts de désarmement, estime la France. Elle reflète le souhait de Donald Trump "d'établir un contact avec le président russe", en dépit de l'enquête aux Etats-Unis sur une possible ingérence du Kremlin dans la présidentielle américaine de 2016.

Une enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans la présidentielle américaine. Le président américain doit aussi compter avec des alliés européens "évidemment très inquiets de l'attitude russe" après l'affaire de l'ex-espion Skripal et l'annexion de la Crimée, avertit Paris. Vendredi le procureur Robert Mueller a inculpé douze agents du renseignement russe accusés d'avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate. L'enquête s'intéresse aussi aux soupçons de collaboration entre Moscou et l'équipe de Donald Trump.