Pour la 1ère fois en 640 ans, le prestigieux Winchester College va accueillir des filles

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Haut lieu de l'instruction des élites anglaises depuis le Moyen Âge, Winchester College réfléchit à ouvrir ses admissions aux jeunes filles depuis plus de 120 ans. © Capture Google Maps
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Etablissement anglais très élitiste, le célèbre Winchester College n'était jusqu'à présent ouvert qu'aux garçons, mais s'interroge depuis le début du XXe siècle sur un éventuel élargissement des effectifs aux jeunes filles. La question a finalement été tranchée : elles seront admises dès la seconde, a fait savoir l'école.

L'égalité entre les femmes et les hommes progresse outre-Manche, parfois après plusieurs siècles d'obstination. C'est le cas dans certaines institutions scolaires longtemps soucieuses des traditions, à l'image du Winchester College, un établissement ultra sélect qui a vu passer de futurs généraux, des historiens, des physiciens ou encore des mathématiciens de renom, mais tous des hommes. Et pour cause, depuis sa création en 1382 l'établissement n'est ouvert qu'aux garçons. Or, Winchester College vient de lancer une petite révolution : les filles seront désormais admises dès la classe de seconde.

"Transcender les barrières de genre et de classes sociales"

L'école a débattu pendant 122 ans de la féminisation avant de passer à l'acte. "Ce choix s'inscrit dans un plan de modernisation visant à transcender les barrières de genre et de classes sociales", a déclaré le proviseur. L'établissement, dont les frais d'inscription s'élèvent à 47.000 euros l'année, prévoit aussi d'augmenter son quota de boursiers de 25%.

Sur le site internet de Winchester College, on peut lire que l'admission de filles "ouvre de nouveaux horizons, apporte de nouveaux défis intellectuels et favorise la diversité de pensée". Au Royaume-Uni, la mixité au sein des écoles divise la communauté éducative. Mais selon la presse, les mouvements de type #MeToo poussent désormais les derniers établissements réservés aux garçons à réfléchir sérieusement à la féminisation de leurs effectifs.

Europe 1
Par Anaïs Cordoba, édité par Romain David