Plus de 750 arrestations à Londres après une semaine de blocages "écologiques"

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Les militants du groupe "Extinction Rebellion" bloquent des voies de Londres depuis une semaine.
Les militants du groupe "Extinction Rebellion" bloquent des voies de Londres depuis une semaine. © AFP
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Le groupe de désobéissance civile "Extinction Rebellion" a mené toute la semaine des blocages pour réclamer un "état d'urgence écologique". Au total, plus de 750 personnes ont été arrêtées depuis lundi. 

Leur mode d'action est souvent très simple : bloquer la circulation en occupant l'espace public pour se livrer à diverses activités, ou tout simplement en restant assis. Depuis une semaine, les membres du groupe de désobéissance civile "Extinction Rebellion" se mobilisent à Londres pour réclamer un "état d'urgence écologique". Yoga, massages, discours, concerts ou attente en position du lotus, ils ont perturbé le trafic sur Waterloo Bridge, Parliament Square, Oxford Circus ou encore Marble Arch. Au total, plus de 750 militants ont été arrêtés par la police depuis lundi.

"Vous savez que vous n'en faites pas assez"

Né au Royaume-Uni et désormais présent à l'international, y compris en France, "Extinction Rebellion" réclame trois choses : la proclamation d'un "état d'urgence climatique et écologique", l'élaboration d'un plan d'actions pour "réduire à zéro" les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici à 2025 et la création d'une "assemblée citoyenne" qui, aidée d'avis scientifiques, se prononcerait sur des questions climatiques. Les activistes ont interpellé directement la Première ministre conservatrice, Theresa May, sur Twitter : "Nous savons que vous n'en faites pas assez [pour le climat]", ont-ils écrit. "Vous savez que vous n'en faites pas assez. Parlons-en, alors."

Sur les 750 interpellations, au moins 28 se sont soldé par des poursuites judiciaires. Mais la police gère difficilement un tel volume d'arrestations. Leur nombre pose "un problème logistique en termes d'espace cellulaire", a regretté la Metropolitan Police dans un communiqué. Celle-ci a également souligné que cela détournait les agents de police de leurs autres missions. De son côté, Scotland Yard a également souligné un fait "inhabituel" : "la volonté des participants d'être arrêtés et leur manque de résistance aux arrestations." Un comportement illustrant le mode opératoire du mouvement, qui prône la désobéissance civile non violente. Scotland Yard a d'ailleurs déployé plusieurs unités pour venir en aide à la "Met", ainsi qu'une "équipe d'enlèvement des manifestants".

Greta Thunberg et Emma Thompson au soutien

La semaine prochaine, Greta Thunberg, cette activiste suédoise de 16 ans devenue leader des jeunes engagés pour la défense de l'environnement, devrait rencontrer des politiciens britanniques. Elle a d'ores et déjà indiqué au Guardian qu'elle souhaitait rallier les militants d'"Extinction Rebellion" s'ils poursuivaient leur action jusqu'à son arrivée. "Je pense que c'est l'un des mouvements les plus importants et les plus porteurs d'espoir de notre époque", a-t-elle expliqué. "La désobéissance civile est nécessaire pour attirer l'attention sur la crise écologique et climatique actuelle." Les militants peuvent aussi compter sur le soutien de l'actrice Emma Thompson, venue des États-Unis pour les soutenir dans la rue.