Philippines : cinq morts lors d'une attaque revendiquée par le groupe EI

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Une attaque sur l'île de Jolo, aux Philippines, a fait cinq morts dont deux civils vendredi.
Une attaque sur l'île de Jolo, aux Philippines, a fait cinq morts dont deux civils vendredi. © NICKEE BUTLANGAN / AFP
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Trois soldats et deux civils ont été tués dans l'explosion d'une bombe et une fusillade vendredi sur l'île de Jolo, aux Philippines. Neuf soldats ont également été blessés dans cette attaque revendiquée par le groupe État islamique.

Trois soldats et deux civils ont été tués vendredi aux Philippines lors d'une attaque menée contre une unité antiterroriste sur l'île de Jolo, a indiqué l'armée, et revendiquée par le groupe État islamique selon une experte.

Une attaque suicide revendiquée par le groupe État islamique ?

L'attaque a fait trois morts et neuf blessés parmi les soldats, tandis que deux civils, un conducteur de moto et une commerçante ont été tués, a indiqué un porte-parole de l'armée, le colonel Ramon Zagalan. L'organisation État islamique (EI) a revendiqué une attaque suicide menée par deux de ses membres, a indiqué sur Twitter la directrice de SITE, observatoire des mouvements djihadistes violents, Rita Katz.

Une opération pour "désorganiser" les forces de l'île de Jolo, selon l'armée

L'attaque visait le quartier général provisoire de l'unité qui compte 1.500 membres et a été déployée à Indanan sur l'île de Jolo il y a quatre semaines. "Il y a eu une bombe et une fusillade", a expliqué le colonel Ramon Zagala. Dans un communiqué, il a ensuite estimé que cette attaque visait "à désorganiser les opérations de sécurité intensifiées (...) après de récentes avancées opérationnelles dans la zone".

"Nous n'excluons pas la possibilité qu'il s'agisse d'une action du groupe Abou Sayyaf", a déclaré à la presse le porte-parole militaire régional, le major Arvin Arcinas. Il n'a pu préciser le type d'explosifs utilisé.

L'île de Jolo est le bastion du groupe islamiste Abou Sayyaf, contre lequel Manille a relancé sa campagne cette année après un attentat suicide en janvier contre la cathédrale de Jolo (21 morts), revendiqué par l'EI, à laquelle plusieurs factions du groupe sont liées.