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Donald Trump annonce de «très lourdes représailles» contre l'État islamique en Syrie

Washington : Donald Trump annonce la mort d'un des deux membres de la garde nationale attaqués mercredi
Ce vendredi 19 décembre, Donald Trump assure que le groupe État islamique est visé par une opération militaire "massive" des Etats-Unis en Syrie. Cette annonce fait suite à une attaque qui a fait trois morts dont deux militaires américains.

Le président américain Donald Trump a déclaré ce vendredi que le groupe État islamique était visé par de "très lourdes représailles" en Syrie, après une attaque qui a coûté la vie il y a près d'une semaine à deux militaires américains et un interprète.

"Nous frappons très fort contre des bastions de l'EI", a écrit le président américain sur Truth Social, peu après que le Pentagone eut annoncé le début d'une opération "massive". Les Etats-Unis ont frappé dans la nuit de vendredi à samedi des "bastions" du groupe jihadiste Etat islamique, tuant au moins cinq de ses membres, selon une organisation locale.

Une "réponse directe"

L'armée américaine a débuté une opération en Syrie pour "éliminer des combattants du groupe État islamique, des infrastructures et des sites d'armement", a fait savoir le chef du Pentagone Pete Hegseth sur X. Il s'agit d'une "réponse directe" et d'une "déclaration de vengeance" après l'attaque qui a coûté samedi la vie à deux militaires américains et un traducteur en Syrie, a-t-il ajouté, en affirmant : "Aujourd'hui nous avons traqué et tué des ennemis. Beaucoup d'ennemis. Et nous allons continuer."

Des avions de chasse, des hélicoptères et de l'artillerie ont frappé "plus de 70 cibles à de multiples endroits dans le centre de la Syrie", a précisé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom. Il a précisé que l'opération avait débuté à 16h00 heure de Washington (21h00 GMT) et que "plus de 100 munitions de précision" avaient été employées contre des positions du groupe Etat islamique.

"Aucun refuge"

L'attaque contre les Américains a été menée par un membre des forces de sécurité syriennes, mettant dans l'embarras le pouvoir à Damas, qui s'était pourtant rapproché des Etats-Unis en se joignant à la coalition internationale antijihadiste. Les autorités syriennes avaient affirmé que l'auteur de l'attaque était sur le point d'être limogé en raison de ses "idées islamistes extrémistes".

Après avoir dissous les organes militaires et sécuritaires de Bachar al-Assad qu'il a renversé, le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh a intégré au sein de la nouvelle armée les groupes qui lui étaient alliés, dont des jihadistes étrangers. C'est la première fois qu'une telle attaque est rapportée en Syrie depuis sa prise de pouvoir.

Le gouvernement syrien "réitère son solide engagement à combattre l'EI et à s'assurer qu'il ne bénéficie d'aucun refuge sur le territoire syrien," a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration publiée sur X peu après les frappes américaines, sans toutefois les mentionner directement.