Boualem Sansal était de retour face à la justice algérienne ce mardi. L'écrivain franco-algérien comparaissait devant la Cour d'appel d'Alger ce mardi. Le Parquet a requis 10 ans de réclusion à son encontre, lui qui avait été condamné à cinq ans de prison en première instance pour avoir tenu des propos à l'encontre de l'unité du territoire algérien.
"Indigne de la part d'un État qui se réclame du droit international"
Dans Pascal Praud et vous, sur Europe 1, Noëlle Lenoir, président du Comité de soutien de Boualem Sensal, déclare que le procès qui s'est tenu ce mardi n'a duré que 10 minutes : "Ce qui est absolument indigne de la part d'un État qui se réclame du droit international et qui a ratifié les conventions de l'ONU sur les droits de l'homme, c'est que le procès a duré 10 minutes". De plus, l'écrivain franco-algérien n'était pas défendu par un avocat.
Elle estime également que la peine requise de 10 ans d'emprisonnement équivaut à la "peine de mort en prison" pour un homme de 80 ans, atteint d'un cancer de la prostate. Noëlle Lenoir déclare qu'elle n'est pas d'informations sur l'état de santé réelle de Boualem Sansal.
"Son épouse, qui a l'autorisation seulement de le visiter tous les 15 jours, dit qu'il va bien. Elle ne peut pas dire autre chose, puisqu'elle est écoutée et qu'elle ne veut pas lui porter préjudice. Il fait des allers-retours entre l'hôpital militaire et la prison, mais dans des conditions que nous ne connaissons pas".