Mohamed Abdeslam licencié par la commune de Molenbeek

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Le frère de Salah et Brahim Abdeslam, tous deux impliqués dans les attentats du 13 novembre, a été renvoyé du poste qu'il occupait dans l'administration de la commune de la banlieue bruxelloise.

Depuis le 14 novembre, il n'était plus venu travailler. En début de semaine, Mohamed Abdeslam a été licencié par la commune de Molenbeek de son poste de fonctionnaire au service des Etrangers, révèle le quotidien belge La Dernière Heuremercredi. Il était en congé maladie depuis cinq mois, au lendemain des attentats de Paris.

Son frère Brahim, l'un des membres du "commando des terrasses", s'est fait exploser devant le bistrot Comptoir Voltaire, tandis que son autre frère, Salah, dernier survivant des commandos, a été interpellé le 18 mars à Molenbeek et se trouve depuis en détention à Bruges, dans le nord-ouest de la Belgique.

"Rupture de confiance". D'après La Dernière Heure, ce sont les dernières déclarations de Mohamed Abdeslam qui auraient entraîné son licenciement. "Nous considérons qu'il ne remplit plus les conditions pour pouvoir occuper une fonction au sein de l'administration communale et aussi parce que, par ses dernières déclarations, il ne tient pas la réserve qui est nécessaire pour ne pas entamer l'image de la commune. Et donc nous considérons qu'il y a une rupture de confiance avec l'intéressé", a déclaré un peu plus tard dans la journée, Françoise Schepmans, la maire de Molenbeek, confirmant les informations du quotidien belge. 

Le vendredi 1er avril, après avoir rendu visite durant une heure à son frère Salah, incarcéré dans la prison de haute sécurité de Bruges, Mohamed Abdeslam avait notamment déclaré au micro de BFM TV que celui-ci "a volontairement refusé de se faire sauter". "Si j'avais voulu, il y aurait eu plus de victimes. Heureusement, je n’y suis pas allé", aurait également confié le suspect clef des attaques du 13 novembre à son frère Mohamed.