La star de la NBA James Harden s’excuse après un tweet polémique sur Hong Kong

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© CHRISTIAN PETERSEN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Le basketteur vedette des Houston Rockets a profité d’une conférence de presse pour s’excuser, au nom de son équipe, auprès de la Chine pour une tweet posté par le manager de l’équipe en soutien aux manifestants à Hong Kong.

James Harden, basketteur vedette des Houston Rockets, a présenté des excuses lundi après un tweet de soutien au mouvement de protestation hongkongais posté par le manager de son équipe et qui a suscité de nombreuses réactions indignées en Chine. "Nous nous excusons. Nous aimons la Chine. Nous aimons jouer là-bas", a déclaré James Harden en présence de son coéquipier Russell Westbrook lors d'une conférence de presse à Tokyo.

"J'ai eu beaucoup d'occasions depuis ce tweet d'entendre d'autres points de vue"

"Lutter pour la liberté. Soutien à Hong Kong", avait tweeté vendredi dernier le manager des Houston Rockets, Daryl Morey. Le message avait ensuite été retiré mais il continuait de susciter l'indignation en Chine et de provoquer des réactions embarrassées aux Etats-Unis.

"Je n'avais pas l'intention d'offenser les fans des Rockets ni mes amis en Chine avec mon tweet", a réagi lundi Daryl Morey lui-même, qui se trouvait également au Japon, où son équipe doit jouer deux matchs d'exhibition cette semaine. "J'ai simplement exprimé une pensée, basée sur une interprétation d'une situation compliquée. J'ai eu beaucoup d'occasions depuis ce tweet d'entendre d'autres points de vue", a-t-il encore ajouté. Il a aussi rappelé que ses tweets ne représentaient "en aucun cas" son équipe ni la NBA.

Déjà des sanctions

Pour autant, des sponsors chinois ont indiqué qu'ils allaient rompre les ponts avec les Rockets. La chaîne nationale CCTV et le groupe de services internet Tencent ont annoncé qu'ils suspendaient la diffusion des rencontres du club en NBA. Les Rockets jouissent d'une forte popularité en Chine depuis la draft (recrutement) en 2002 du pivot chinois Yao Ming, qui est resté jusqu'à la fin de sa carrière en 2011 à Houston.

Région semi-autonome située au sud de la Chine, Hong Kong traverse depuis quatre mois sa pire crise politique, avec des manifestations quasi-quotidiennes pour dénoncer le recul des libertés ainsi que la mainmise grandissante du gouvernement chinois sur sa gestion.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP