La justice américaine autorise l'accès aux déclarations de revenus de Donald Trump

, modifié à
  • A
  • A
La décision de justice rendue lundi est une nouvelle épine dans le pied pour Donald Trump.
La décision de justice rendue lundi est une nouvelle épine dans le pied pour Donald Trump. © BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
Partagez sur :
Un juge fédéral de New York a autorisé l'accès du procureur de Manhattan aux déclarations de revenus de Donald Trump, lundi.

Un camouflet pour Donald Trump. Alors que le président des États-Unis lutte pied à pied depuis des mois contre la communication de ses déclarations de revenus, un juge fédéral de New York a autorisé lundi l'accès du procureur de Manhattan à ces documents.

Sollicité par l'AFP, l'avocat du président, Jay Sekulow, a indiqué que Donald Trump ferait appel de la décision, ce qui devrait retarder l'éventuelle transmission à la justice de ces documents. "Les démocrates de la gauche radicale ont échoué sur tous les fronts, donc maintenant, ils poussent les procureurs démocrates de New York et de l'Etat (de New York) à aller chercher le président Trump", a réagi le chef de l'Etat américain dans un tweet. "Une chose comme ça n'est jamais arrivée à aucun président (américain) auparavant", a-t-il ajouté. "Loin s'en faut!" 

Cette immunité ne saurait le "placer au-dessus des lois"

Le procureur Cyrus Vance souhaitait obtenir ces déclarations du cabinet Mazars dans le cadre d'une enquête sur un versement effectué à l'actrice pornographique Stormy Daniels pour acheter son silence sur une liaison supposée avec le président américain.

Donald Trump faisait valoir l'immunité judiciaire liée à sa fonction, laquelle lui aurait permis, selon lui, de bloquer toute demande le concernant, quand bien même elle aurait été faite à un tiers, le cabinet Mazars, qui s'occupait de ses affaires fiscales, et non à lui. Dans sa décision très argumentée, longue de 75 pages, le juge fédéral Victor Marrero a estimé que cette immunité "ne saurait protéger le président de toute procédure judiciaire", et le "placer au-dessus des lois".

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP