Italie : une femme libérée après avoir été violée et séquestrée pendant 10 ans

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La jeune femme et ses deux enfants ont été libérés grâce à un contrôle routier
La jeune femme et ses deux enfants ont été libérés grâce à un contrôle routier © ANDREAS SOLARO / AFP
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La femme et ses deux enfants nés des viols vivaient au milieu des détritus et des aliments avariés. Ils ont été libérés par la police à la suite d'un banal contrôle routier. 

Après avoir été séquestrée et violée pendant dix ans, une jeune femme roumaine a été libérée à Gizzeria, dans le Sud de l'Italie par la police italienne, rapportait le journal Corriere della Sera la semaine dernière.  

Séquestration, viols et mauvais traitement. Dix ans plus tôt, la jeune femme de 29 ans s'occupait de l'épouse de son tortionnaire. À la mort de celle-ci, l'homme a séquestré la jeune femme, l'a violée à plusieurs reprises. Deux enfants de 9 et 3 ans, sont nés de ces relations, sans assistance médicale. La "famille" vivait dans des conditions d'hygiène déplorable, comme l'ont découvert par hasard des policiers.

Une jeune femme enchaînée dans la cave. Lors d'un contrôle routier, les agents notent la saleté et l'état de sous-alimentation de l'enfant qui accompagne le conducteur italien de 52 ans. Ils décident alors de se rendre à leur domicile. L'homme prétend dans un premier temps ne pas en avoir, mais les policiers y parviennent tout de même. 

Ils découvrent alors une maison remplie de détritus et doivent s'équiper d'un masque pour se protéger des odeurs. Au cours de leur exploration de la cave, ils trouvent une jeune femme enchaînée, allongée sur des cartons, avec une fillette affamée.

Poursuivi pour esclavage et viols. Pendant des années, la jeune femme et ses deux enfants se sont nourris d'aliments avariés et d'excréments au milieu des rats. Blessée à la tête, la jeune femme avait même été recousue par le quinquagénaire avec du fil de pêche. Placé en garde à vue, l'homme est poursuivi notamment pour violences familiales, esclavage, agressions sexuelles et viols. Les trois victimes ont été prises en charge par les services sociaux.

Europe 1
Par M.R.