L'Iran menace de fermer le détroit d'Ormuz, suite aux frappes américaines sur ses installations nucléaires dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin. Cette décision pourrait impacter le commerce mondial. Environ 20% du pétrole et du gaz dans le monde utilise ce détroit, long de 40km, chaque jour.
Trois options sont sur la table des autorités iraniennes. La première, la plus radicale, fermer totalement le passage. Sauf que la marine iranienne n’en a pas techniquement les moyens.
La flotte iranienne ne peut pas rivaliser avec celle des États-Unis
Elle repose surtout sur une armada de sous-marins miniatures capables de mener une sorte de guérilla navale. Mais la riposte américaine serait immédiate, grâce à sa flotte basée à Bahreïn.
Deuxième option, plus probable, un scénario à l’instar de ce que font les Houthis yéménites en mer Rouge. Des mines un peu partout dans le détroit et des missiles côtiers pour cibler les supertankers. Les Gardiens de la Révolution pourraient engager des vedettes d’assaut pour perturber le trafic maritime. Cela ferait des dégâts mais ils ne seraient pas irréversibles. Washington serait alors contraint de déployer des démineurs dans la zone.
Enfin, dernière option, Téhéran maintient ses menaces, mais ne les met pas pour autant à exécution. Cela permet de faire augmenter le prix du pétrole, manne financière indispensable pour l’Iran. Sans toutefois engager une escalade et l’ouverture d’un nouveau front maritime.