Guerre en Ukraine : Viktor Orban qualifie à nouveau l'invasion russe d'«opération militaire»

Viktor Orban est le seul dirigeant européen à avoir maintenu des liens étroits avec la Russie.
Viktor Orban est le seul dirigeant européen à avoir maintenu des liens étroits avec la Russie. © ATTILA KISBENEDEK / AFP
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avec AFP / Crédit photo : ATTILA KISBENEDEK / AFP
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a de nouveau qualifié jeudi l'invasion russe de l'Ukraine "d'opération militaire", reprenant la formule utilisée par Moscou. Au début du mois, il avait utilisé son droit de veto au sein de l'UE pour bloquer une aide européenne de 50 milliards d'euros en faveur de Kiev.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a de nouveau qualifié jeudi l'invasion russe de l'Ukraine "d'opération militaire", reprenant la formule utilisée par le Kremlin. "Il s'agit d'une opération militaire tant qu'il n'y a pas eu de déclaration de guerre entre les deux pays", a déclaré le dirigeant nationaliste lors de sa conférence de presse annuelle.

"Lorsque les Russes déclareront la guerre à l'Ukraine, alors ce sera la guerre", a-t-il ajouté. "Au sens strict, réjouissons-nous tant qu'il n'y a pas de guerre. S'il y a une guerre, il y a une mobilisation générale et je ne souhaite cela à personne". Viktor Orban était interrogé sur la raison pour laquelle il avait qualifié la guerre d'"opération militaire" lors de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à Pékin en octobre.

Un droit de véto pour bloquer une aide européenne

Viktor Orban est le seul dirigeant européen à avoir maintenu des liens étroits avec le Kremlin à la suite de l'offensive russe en Ukraine. Ce dernier a rencontré Vladimir Poutine à Pékin le 17 octobre pour discuter de coopération énergétique. Au début du mois, le Premier ministre hongrois a utilisé son droit de veto au sein de l'UE pour bloquer une aide européenne de 50 milliards d'euros en faveur de Kiev.

 

Il s'est abstenu lors du vote sur la décision d'ouvrir des négociations sur une adhésion de l'Ukraine à l'UE, déclarant qu'il y était opposé, mais que les autres dirigeants européens l'avaient convaincu de ne pas bloquer cette décision.