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Guerre au Moyen-Orient : la France et son armée prises pour cible

Plus de 600 militaires français sont déployés, avec dix Rafale, dans la région. [Francesco Militello Mirto / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Alors qu'un soldat français est mort, entre jeudi et vendredi, pour la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la France est prise pour cible car elle participe notamment à la lutte contre l'État islamique.

Un soldat français tué. L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est décédé des suites de ses blessures, après une attaque de drones iraniens en Irak jeudi. La France et son armée sont ciblées par les proxys iraniens parce qu'elle est très présente dans cette région et participe à la lutte contre l'État islamique.

Opération Chammal

La France suit deux missions principales. La première est d'appuyer les forces de la coalition internationale face à Daesh. La seconde consiste à former et entraîner les forces armées irakiennes : c'est l'opération Chammal. Plus de 600 militaires français y sont déployés, avec dix Rafale, en Irak dans la région d'Erbil, à Bagdad, au Koweït, au Qatar et aux Émirats arabes unis.

Ces pays sont ciblés soit directement par l'Iran, soit par ses proxys régionaux. Et parmi eux, les milices irakiennes chiites pro-iraniennes et ce groupe armé, Ashab al-Kahf, qui a annoncé cibler les intérêts français partout dans la région, proche des Gardiens de la Révolution.

Cette milice s'oppose au gouvernement irakien en place, considéré comme trop proche des Américains. Et il entend venger la mort de dirigeants iraniens, notamment Qassem Soleimani, un général iranien tué à Bagdad en 2020 par un drone américain. 

Les Ashab al-Kahf ont vu dans le déploiement du Charles-de-Gaulle une entrée en scène de la France dans le conflit. Et même si les autorités françaises répètent que la France n'est pas partie prenante dans cette guerre, cela leur a donné un prétexte pour poursuivre la stratégie d'embrasement de la région voulue par le régime iranien.